Jolin-Barrette craint que les tribunaux fassent reculer le droit à l’avortement

La Presse Canadienne | 3 décembre 2025 | 15:24
Le ministre de la Justice du Québec, Simon Jolin-Barrette, prend part à la période de questions à l'Assemblée nationale, le 2 décembre 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot

Le gouvernement Legault ne fait pas confiance aux tribunaux pour protéger le droit à l’avortement à long terme.

C’est ainsi que le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, a justifié sa volonté d’enchâsser le droit à l’avortement dans son projet de constitution québécoise, qui sera soumis à des consultations à compter de jeudi. 

En mêlée de presse mercredi matin, M. Jolin-Barrette a dit entendre les critiques et a suggéré qu’il était ouvert à modifier son projet de loi pour les rassurer. 

Mais il a ajouté qu’il s’inquiète pour l’avenir, puisque des tribunaux pourraient très bien changer d’idée et invalider des décisions qui confirment actuellement le droit à l’interruption de grossesse. 

Des médecins, des juristes et des groupes sociaux soutiennent pour leur part que d’inscrire le droit à l’avortement dans une constitution l’exposerait plus facilement à des contestations judiciaires.

Les consultations prévues en commission parlementaire s’annoncent pour être les plus importantes de la législature à ce jour, puisque pas moins de 211 interlocuteurs se feront entendre.