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Réduction de la bureaucratie: Le MÉPAL dénonce le projet de loi 7
Courtoisie du Mouvement d’éducation populaire autonome de Lanaudière . Des organismes communautaires membres du Mouvement d’éducation populaire autonome de Lanaudière (MÉPAL) ont démontré leur inquiétude concernant les conséquences du projet de loi 7 qui vise à réduire la bureaucratie.
Ce projet de loi prévoit notamment la fusion du Fonds d’aide à l’action communautaire autonome (FAACA) avec le Fonds québécois d’initiatives sociales (FQIS).
Selon le MÉPAL, cette mesure menace directement l’autonomie des organismes communautaires, plus particulièrement ceux œuvrant en défense collective des droits (DCD), et ce, en plus de mettre en péril le soutien aux personnes les plus marginalisées.
Une fusion dite préoccupante
Pour le MÉPAL, la fusion de la FAACA et de la FQIS est préoccupante, car les deux fonds ont des vocations différentes.
En effet, FAACA est un financement à la mission, tandis que le FQIS est un financement par projets.
Par conséquent, le Mouvement d’éducation populaire autonome de Lanaudière avance que la fusion va diluer le financement à la mission, risquant de compromettre l’autonomie des organismes en plus d’affaiblir les pratiques de défense collective des droits.
«S’attaquer à nos programmes de financement de la sorte, c’est accepter que les personnes en situation de pauvreté ou de marginalisation n’aient plus la possibilité de de se réunir, s’informer, se mobiliser, de s’organiser et de se mettre en action de manière autonome pour défendre leurs droits. Cela est inacceptable!», a mentionné Catherine Pouliot du Mouvement d’éducation populaire autonome de Lanaudière.
Il est par ailleurs estimé que l’union des deux programmes représente un risque majeur pour plusieurs organismes de Lanaudière comme Action logement Lanaudière et Action Dignité Lanaudière.
«Présenter cette fusion comme un simple gain d’efficacité administrative occulte ses véritables effets : une réduction directe de la capacité des organismes à défendre les droits et à lutter contre les injustices sociales. Cela contrevient aux engagements du gouvernement envers la Politique de reconnaissance de l’ACA et ouvre la porte à une fragilisation durable de nos organisations. C’est un recul majeur auquel nous nous opposons fermement!» a ajouté Nathalie Cerruti de l’Association des Travailleurs et Travailleuses Accidenté.es du Matawin.
L’association du FAACA et FQIS ainsi que la remise en question de la Politique de Reconnaissance de l’Action communautaire par la ministre Rouleau sont évaluées comme une attaque sans précédent contre la défense collective des droits.
Le MÉPAL a expliqué cette prise de position en avançant que cette attaque ouvre la porte à de nouvelles exigences qui limitent l’autonomie avec des critères de performance arbitraires, un recentrage vers le service individuel, la privatisation du financement et l’orientation vers des tables de concertation.
Pour terminer, une semaine de grève nationale aura lieu du 2 au 7 février pour le secteur des organismes en défenses collectives des droits.