Un an de grève célébré chez les ambulanciers

Fabrice Samedy | 12 décembre 2025 | 08:24
Crédit: Shant Manoukian - SCFP-Québec

Des paramédicaux affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique ont souligné jeudi matin le premier anniversaire de l’enlisement des négociations de leur convention collective avec le gouvernement québécois avec une manifestation devant le bureau de circonscription du premier ministre François Legault.

Ce sont environ 650 ambulanciers provenant de 18 employeurs issus des régions de l’Abitibi-Témiscamingue, du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Lanaudière, de la Mauricie et de la Montérégie qui sont sans contrat de travail depuis le 1er avril 2024.

Une grève illimitée a par ailleurs été déclenchée le 10 décembre 2024, mais la loi sur les services essentiels limite fortement la portée de cette démonstration.

Sébastien Gourre, le président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec, a fait savoir que c’est le côté financier qui pose un problème entre les deux camps.

Une divergence dans les mentalités semble exister puisque M. Gourre a indiqué que le gouvernement tente de couper dans les services préhospitaliers ainsi que dans les conditions des ambulanciers, tandis que l’autre camp essaie d’améliorer les choses pour ses membres.

Il mentionne que les demandes des paramédicaux sont similaires à celles consenties dans le secteur public, notamment une augmentation de salaire de 7,5 %.

La notion de primes pour la disponibilité a aussi été évoquée.

Des conséquences sur la rétention de la relève ont été avancées en raison du climat qui règne actuellement dans le monde des services préhospitaliers.

Un manque de respect ressenti

Le président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec a dit ressentir un gros manque de respect de la part du gouvernement en raison de la stagnation des négociations depuis la dernière année.

Le responsable a conclu son discours en indiquant que les moyens de grève et de visibilité seront intensifiés si les deux dernières journées de négociations prévues la semaine prochaine n’aboutissent pas à une entente.