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L’accès difficile aux soins de santé à l’origine de l’achalandage des urgences lanaudoises
Image d'illustration de Dépositphotos. Les difficultés d’accès aux soins de santé dans la région forceraient de nombreux Lanaudois à se rendre à l’urgence pour des problèmes non prioritaires.
C’est ce que dévoile une étude publiée ce matin par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques. Cette étude a été réalisée dans un contexte où les autorités médicales demandent à la population d’éviter les urgences pendant la période d’achalandage.
L’hôpital Pierre-Le Gardeur et l’hôpital reçoivent des pourcentages de cas non urgents s’élevant respectivement à 37,9 % et 51 %, mais cette situation ne serait pas causée par une mécompréhension du rôle des urgences dans le réseau de la santé.
En effet, les données recueillies lors de 19 rencontres individuelles, d’un cercle de discussion regroupant une douzaine de personnes atikamekw et d’un sondage en ligne auprès de 600 individus permettent de constater que ces visites non prioritaires sont causées par un accès plus difficile aux soins de santé dans la région.
« Le cas de Lanaudière montre que la sensibilisation à une utilisation adéquate des urgences n’est peut-être pas l’avenue la plus appropriée pour désengorger celles-ci. Si certaines personnes se retrouvent aux urgences alors qu’elles ne nécessitent pas de soins immédiats, c’est qu’elles ont tout essayé et que rien n’a fonctionné », a ainsi déploré Guillaume Tremblay-Boily, chercheur à l’IRIS et auteur de l’étude.
La discrimination toujours présente envers les autochtones ?
L’étude a également révélé que la complexité des démarches pour obtenir des soins n’était pas la seule difficulté rencontrée par les utilisateurs alors que la discrimination envers les personnes autochtones semblerait toujours affecter les services offerts aux personnes atikamekw.
Selon les personnes atikamekw rencontrées par le chercheurs ont révélé avoir eu des interactions négatives avec le personnel médical, notamment au Centre hospitalier régional de Lanaudière à Joliette.
« Si l’attitude de certains employés se serait améliorée après le décès de Joyce Echaquan, traitant les personnes autochtones avec plus d’égards, les employé·e·s seraient maintenant revenu·e·s à leur attitude antérieure », selon des personnes interrogées par le M. Tremblay-Boily.