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Meurtre dans une garderie | Le degré d’intoxication de l’accusé est contesté
Un expert mandaté par la défense a remis en question le degré d’intoxication de Tomy Carranza Ladry lors de son procès pour le meurtre d’un bambin de 18 mois dont il avait la responsabilité.
L’expert a laissé savoir que l’accusé ne semblait pas afficher un état d’ébriété évident ou avancé dans des messages vocaux présentés au palais de justice de Joliette.
Cette opinion pourrait poser des problèmes pour le camp de Carranza Ladry, car ses avocates avaient précédemment invité le jury à considérer le fait que l’état mental ou l’état d’intoxication d’une personne pourrait avoir un impact sur sa capacité à formuler une intention.
Par ailleurs, l’accusé avait mentionné qu’il avait fumé du cannabis et consommé entre cinq et six cannettes de boissons alcoolisées au cours de la nuit qui a précédé les événements du 4 décembre 2023.
Il aurait également consommé un café, deux boissons énergisantes et trois autres canettes d’alcool au cours de la matinée ainsi que de l’après-midi du drame.
Des estimations ont avancé que l’éducateur pourrait avoir eu une quantité d’alcool dans le sang synonyme à une intoxication modérée ou sévère.
Toutefois, il a précisé qu’il s’attendait à ce que l’élocution soit plus affectée, et ce, malgré le fait qu’il a décelé un débit un peu lent lors du dernier coup de fil présenté en cour.
Cet appel était aussi accompagné des cris d’un enfant.
Crise d’anxiété
L’accusé a mentionné que c’est autour de 14h qu’il a commencé a avoir une crise d’anxiété, ce qui l’aurait mené à commettre ces gestes.
Il aurait alors «heurté» la victime alors qu’il tentait de se reprendre ses esprits en plus de le secouer pendant une dizaine de secondes et finalement frapper l’enfant en bas âge au visage.
« Je n’étais pas en état d’analyser entièrement la situation. Je revenais de ma crise d’anxiété, avait-il répété en contre-interrogatoire. Je ne dis pas que toutes les décisions que j’ai prises étaient logiques », a rapporté le Journal de Montréal.
Le témoignage d’une psychiatre entamé mardi doit se poursuivre au cours de la journée de mercredi.