La Table des préfets de Lanaudière s’inquiète de la disparition du Programme de l’expérience québécoise

Fabrice Samedy | 11 février 2026 | 07:03
Courtoisie de la Table des préfets de Lanaudière

La Table des préfets de Lanaudière a joint sa voix à celles de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) pour exiger l’instauration d’une clause de droits acquis pour les personnes touchées par l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

L’abolition de ce programme et des restrictions d’embauche imposées aux entreprises pourraient amener près de 70 000 travailleurs étrangers temporaires à quitter le Québec, selon l’UMQ.

« Les élus de Lanaudière expriment une vive inquiétude quant aux conséquences économiques et humaines qu’entraînerait le départ imposé de milliers de travailleurs étrangers ayant choisi de s’enraciner dans notre région. Leur contribution est essentielle à la vitalité et au développement de Lanaudière. Nous réitérons notre appui aux démarches de l’UMQ et de la FQM et lançons un appel à l’ensemble du milieu municipal ainsi qu’à la population afin de porter le cœur bleu, en témoignage de solidarité et de reconnaissance envers l’apport fondamental des personnes immigrantes à nos communautés », a affirmé Isabelle Perreault, présidente de la Table des préfets de Lanaudière.

L’organisation prétend que cette perspective est alarmante pour les régions comme Lanaudière alors qu’elles sont déjà aux prises avec une importante pénurie de main-d’œuvre.

L’Institut de la statistique du Québec a dévoilé que pas moins de 4975 postes demeuraient vacants sur le territoire lanaudois lors du troisième trimestre de 2025.

Ce constat surviendrait malgré le fait que de nombreux travailleurs étrangers contribuent activement à des secteurs essentiels tels que l’agriculture, le manufacturier et la santé.