La CNESST dévoile son rapport sur un accident de travail survenu à Saint-Calixte en 2025
Simulation de la scène de la CNESST.
Courtoisie. La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a publié les conclusions de son enquête concernant l’accident mortel survenu en juillet 2025 sur un chantier à Saint-Calixte.
Cette enquête est le fruit d’un accident survenu dans la foulée de travaux de préparation de la chaussée en vue du pavage à Saint-Calixte.
Il a été précisé que la circulation avait été détournée sur la route 335, entre les rues Dufour et Jocelyne, afin de permettre l’accès aux résidences ainsi qu’aux commerces du coin. Par conséquent, une signaleuse se trouvait à l’intersection de la rue Jocelyne et de la route 335.
La situation qui a mené à l’accident a commencé tandis que des camions-bennes venant de la rue Dufour se sont immobilisés à la fin de la partie asphaltée de la rue Jocelyne, vers 11 h 40. La signaleuse routière s’est alors déplacée sur le chantier pour demander à l’opérateur de la rétrocaveuse de les laisser passer, et ce, avant de retourner dans l’intersection pour se placer hors de la trajectoire des camions-bennes.
Résultats de l’enquête
L’enquête a permis de déterminer que la travailleuse a été écrasée mortellement alors qu’elle se déplaçait vers la zone des travaux et qu’elle faisait dos à la niveleuse. Elle se trouvait dans l’angle mort de l’opérateur qui effectuait une manœuvre en marche avant.
Par ailleurs, son décès a été constaté au centre hospitalier.
La Commission indique que la gestion inadéquate de la circulation des usagers de la route et des véhicules du chantier a fait en sorte que la signaleuse routière s’est placée dans la zone de travaux, l’exposant à un danger. Elle ajoute que cet accident aurait pu être évité si des plans de circulation et de signalisation routière conformes avaient été appliqués et si des modes de contrôle réduisant l’exposition au danger pour un signaleur routier avaient été privilégiés.