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Droits ancestraux | Alliance Première nation Mamo s’adressera aux tribunaux
Courtoisie C’est aux tribunaux que s’adressent des membres d’Alliance Première Nation Mamo et des Gardiens de territoire dans le but de faire reconnaître leurs droits ancestraux sur les territoires des régions de la Haute-Mauricie et de Lanaudière.
Le groupe demande à la Cour supérieure du Québec de déterminer qu’ils détiennent un titre aborigène.
On a fait état que trois portions de territoire sont visées, soit près de La Tuque, à Wemotaci et Manawan, mais Dave Petiquay indique que ces lieux ne servent que de référence pour l’aspect juridique, puisque le territoire est immense.
« C’est le territoire ancestral Atikamekw Nehirowisiw», évoque M. Petiquay. Ce dernier a précisé que les conseils des communautés n’ont rien à voir avec la demande de l’Alliance Mamo.
Au centre, toute la question des permis et des plans d’aménagement de la forêt. On sait que la mouture du régime forestier qui avait été déposée le printemps dernier avait profondément irrité ces membres des Premières nations. Des blocus forestiers avaient été érigés à quelques endroits, notamment sur la route 25. On dénonce les effets de la foresterie sur la faune et les activités traditionnelles des Premières nations de même que le fait que le projet de loi 97 donnait trop de place à l’industrie forestière.
«Le projet de loi 97 n’est plus là, mais ils ont sorti une autre loi, la 1, qui vient faire comme le projet de loi 97, bafouer nos droits ancestraux, nos titres aborigènes», tonne Dave Petiquay.
Si on a moins entendu parler d’Alliance Première Nation Mamo ces derniers temps, le groupe n’était pas inactif pour autant. Ses membres se sont consacrés à l’aspect juridique de leur cause.
«On n’a jamais levé le blocus. On a pris le temps de travailler sur nos arguments, nos recherches, travailler avec des avocats», signale le gardien de territoire qui faisait savoir que la demande a déjà été déposée.
Ce dernier insiste : ce ne sont pas les entreprises forestières qui sont visées, même s’il y aura des impacts. «C’est plus le gouvernement qui est visé, si on regarde qui délivre les permis. Ce ne sont pas les forestières qui délivrent les permis», martèle M. Petiquay.