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Projet pétrolier Bay du Nord | Les contribuables n’ont pas à payer selon Patrick Bonin
Courtoisie Le député fédéral de la circonscription de Repentigny, le bloquiste Patrick Bonin, estime que les contribuables n’ont pas à assumer les coûts liés au projet pétrolier Bay du Nord alors que le tout pourrait atteindre près d’un milliard de dollars.
Des informations rendues publiques indiquent que le gouvernement canadien assumera les redevances associées à ce projet d’exploitation pétrolière.
« Le projet pétrolier Bay du Nord, au large de Terre-Neuve-et-Labrador, soulève une question simple : pourquoi les contribuables devraient-ils payer pour accroître les profits d’une multinationale pétrolière ? L’État parle d’assumer une partie des coûts liés à l’exploitation du gisement par Equinor et BP, alors que l’industrie pétrolière engrange déjà des profits records à l’échelle mondiale », a mentionné M. Bonin.
Le député est d’avis que le Canada doit respecter ses obligations internationales, et ce, en vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, mais qu’il est inacceptable que les contribuables doivent assumer la facture.
Par ailleurs, plusieurs analyses environnementales ainsi que des organisations ont déjà soulevé les risques de ce type d’exploitation extracôtière pour la biodiversité liés.
« Sur le plan environnemental, les enjeux sont tout aussi préoccupants. Le gisement Bay du Nord se situe dans une zone écologiquement sensible de l’Atlantique Nord, à proximité d’aires marines protégées et d’habitats essentiels pour plusieurs espèces marines, notamment des coraux d’eau froide et des mammifères marins », a-t-il expliqué.
De plus, cette situation met également en lumière le contraste en ce qui a trait aux priorités budgétaires du gouvernement fédéral, selon le député.
« Depuis 2000, le Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril a investi 241 millions de dollars dans plus de 3 800 projets à travers le pays afin de protéger la biodiversité. C’est un effort important, mais qui demeure minuscule lorsqu’on le compare aux sommes que l’État pourrait débourser pour soutenir indirectement un seul projet pétrolier », a-t-il ajouté.