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Les neuf centrales syndicales réunies à Drummondville pour se questionner sur l’avenir du mouvement
La présidente de la Fédération autonome de l’enseignement, Mélanie Hubert, prenant la parole devant les huit autres présidents et présidentes syndicaux lors des États généraux organisés au Centrexpo Promutuel Assurance de Drummondville (Crédit photo : Louis-Philippe Harnois-Arel, Arsenal Media) Plus de 500 militants des neuf principales organisations syndicales québécoises (APTS, CSN, CSD, CSQ, FAE, FIQ, FTQ, SFPQ et SPGQ) sont à Drummondville le mardi 31 mars dans le cadre des États généraux du syndicalisme devant adapter le mouvement aux enjeux actuels et futurs.
Lancée il y a un an, cette mobilisation a débuté par une consultation menée auprès de 9000 membres afin d’identifier les perceptions et les défis auxquels les centrales sont confrontées.
Quelque 87% des répondants s’entendent pour dire que le syndicalisme est toujours essentiel, notamment pour continuer à lutter contre les inégalités sociales grandissantes et faire face à la crise du coût de la vie.
Cette consultation révèlerait aussi l’importance d’accroître les efforts pour favoriser l’inclusion des jeunes, des personnes racisées ou immigrantes, de la communauté 2ELGBTQIA+ et des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires.
Les leaders estiment cependant avoir le défi d’expliquer l’impact de ces revendications globales qui n’affectent pas directement leurs membres sur le terrain, selon la présidente de la Fédération autonome de l’enseignement, Mélanie Hubert.
Mélanie Hubert, présidente de la Fédération autonome de l’enseignement
Parmi les critiques, les leaders notent un manque d’accessibilité au mouvement, par l’utilisation d’un langage parfois trop hermétique et l’organisation, par exemple d’assemblée générale le soir alors que certains ont à composer avec des horaires atypiques.
« Ce colloque, c’est notre occasion de transformer leurs préoccupations en solutions concrètes. Ensemble, nous avons la responsabilité, et la capacité, de construire un rapport de force solide et un avenir syndical répondant aux aspirations de nos membres », commentent les présidentes et présidents.
Les réflexions entamées doivent mener à de nouvelles consultations au cours de la prochaine année et à des conclusions en 2027 comme l’explique le président de l’APTS, Robert Comeau.
Robert Comeau, président de l’APTS