Surveillant de dépanneur agressé à Repentigny : le sexagénaire vit toujours dans la peur

Jessica Potsou | 13 avril 2026 | 13:45
Photo: CBC

Le surveillant d’un dépanneur de Repentigny qui a été tabassé par des adolescents au début du mois de mars vit toujours dans la peur, un mois après les événements.

Ayant encore des douleurs liées à cette altercation, l’homme de 66 ans a raconté qu’il craignait toujours les représailles, selon ce qu’a rapporté le Journal de Montréal.

« J’ai peur qu’il y ait du vandalisme chez moi », a-t-il confié.

Le retraité a dû arrêter de travailler au dépanneur, lui qui assurait la sécurité des lieux depuis 3 ans.

« J’ai arrêté de travailler là pour ma sécurité, et c’est pour ça que je ne porte pas plainte », a-t-il dit. 

Rappel des faits

Les événements, dont les vidéos ont fait le tour des réseaux sociaux, se sont produits le 3 mars dernier près de l’école secondaire l’Horizon. Une jeune fille s’est réfugiée dans le dépanneur pour ne pas se faire « tabasser » par un groupe d’adolescents. C’est à ce moment que l’homme est intervenu.

Ce dernier avoue qu’il n’aurait pas dû toucher l’adolescent, pour l’empêcher de rentrer, « mais c’était plus fort que [lui] », a-t-il expliqué.

« Le monde me disait : “T’es un héros”. Non, esti. N’importe qui aurait fait la même affaire que moi. Tu ne laisses pas une gang de débiles s’en prendre à une personne », a-t-il déclaré selon le quotidien.

Notons que neuf adolescents ont été arrêtés dans ce dossier.

Plus de sécurité dans le secteur

Le maire de Repentigny, Nicolas Dufour, a indiqué que la surveillance policière a été renforcée depuis l’incident.

« La présence policière a été amplifiée dans les dernières semaines pour passer un message. Mais, ce n’était pas nouveau que la police de Repentigny était dans le coin de l’école l’Horizon. »

Ce dernier déplore un manque de main-d’œuvre qui empêche une surveillance plus accrue ainsi que la fin du programme de financement de la Maison des jeunes de Repentigny, l’année dernière.

« On voyait que le nombre d’interpellations diminuait, notamment au niveau de l’école l’Horizon. Même pas quelques mois après la coupe du financement de la subvention, on a vu les tristes événements qui sont arrivés », a-t-il raconté.