Un pique-nique pour l’éducation à domicile
Image d'illustration de Dépositphotos. Un pique-nique invitant les candidats à l’élection provinciale a été organisé le 11 septembre dernier par une vingtaine de familles-éducatrices de la région afin de les sensibiliser aux inégalités que leurs enfants subissent.
Les familles ont demandé aux candidats de s’engager pour que leurs jeunes puissent recevoir les services auxquels ils ont droit grâce aux Centres de services scolaires. L’urgence de rétablir un dialogue avec le prochain député au pouvoir a aussi été exprimée par les familles-éducatrices.
En dépit du fait que la loi garantit certains services aux jeunes scolarisés à la maison, l’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED) constate que la majorité des enfants n’ont pas accès à des locaux, des activités, du matériel scolaire ou des ressources. De plus, un sondage a indiqué que 66% des enfants suivant une éducation à domicile se sont vu refuser l’accès à des professionnels.
« Nous lançons un appel aux partis politiques et à leurs candidats de prendre des engagements clairs pour les familles-éducatrices ! Nous avons voulu profiter du pique-nique pour inviter les candidats aux prochaines élections provinciales à venir rencontrer les familles-éducatrices, échanger avec elles et découvrir leur réalité. Plusieurs familles étaient présentes et ce fut une belle occasion de créer un contact direct, dans un contexte simple, convivial et rassembleur avec Flavie Trudel (QS, Joliette), Marie-Ève Boucher (PCQ, Rousseau), Rémi Lafrenière (PCQ, Joliette) et Sana Arfaoui (PLQ, Joliette). On trouve dommage que la candidate caquiste de Joliette, Clodine Desrochers, n’ait pas saisi l’occasion d’avoir un contact direct avec les familles. La candidate péquiste de Joliette, Véronique Venne, avait pour sa part déjà reçu une représentante des familles-éducatrices. Avec la campagne électorale, nous espérons pouvoir faire connaître la réalité des jeunes scolarisés à domicile, une clientèle peu connue et trop souvent négligée par le ministère de l’Éducation ainsi que les centres de services scolaires », a déclaré Anaïs Lauzon-Laurin, mère de 2 enfants scolarisés à la maison.
C’est dans ce contexte qu’un dialogue avec le prochain gouvernement ainsi que la réactivation de la Table nationale de concertation a notamment été demandés. Un encouragement de la diplomation des jeunes éduqués à domicile, l’harmonisation de la sanction des études au sein des Centres de services scolaires ainsi que la révision du financement accordé ont aussi été exigés.