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Le milieu de la santé dénonce les lois du gouvernement à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur
Courtoisie du Conseil central de Lanaudière – CSN Des organisations du milieu de la santé ont vivement dénoncé l’attitude du gouvernement du Québec en raison de projets de loi qui restreignent les droits des travailleurs et des professionnels du réseau.
Des représentants de la Fédération interprofessionnelle du Québec (FIQ), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) et de l’Association des médecins omnipraticiens Laurentides-Lanaudière étaient réunis jeudi à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur dans le cadre d’une conférence sur les impacts de ces lois.
La loi 2 figure parmi celles-ci puisqu’elle impose notamment de nouvelles obligations aux médecins en plus de lier une partie de leur rémunération à des indicateurs jugés hors de leur contrôle.
Les lois 89, 100 et 15 ont aussi été critiquées.
Par exemple, le regroupement indique que la loi 89 donne au ministre et au Tribunal administratif du travail le pouvoir de suspendre une grève ou d’imposer des services essentiels, en plus de rendre une partie des cotisations syndicales facultatives.
Ensuite, la centralisation de la négociation dans l’ensemble du secteur public de la loi 100 et le retrait de la capacité d’adaptation des conditions de travail aux réalités du terrain des équipes locales a aussi été critiquée par les organisations.
La loi 15 a pour impact de faire de Santé Québec un employeur unique, un élément dénoncé par le groupe d’organisations, car elle prive les travailleurs de leviers de discussion directe.
En entrevue avec Mon Joliette, le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Lanaudière-CSN, Simon Deschênes, a indiqué que cette conférence avait pour but de démontrer l’insatisfaction du milieu de la santé par rapport à la compression des droits des employés.
Il considère que les lois 15 et 89 sont les plus controversées.
Toutefois, M. Deschênes dit aussi ressentir les conséquences de la loi 2 puisque la clinique de son médecin menace de fermer.
Un danger pour la population
Aux yeux de l’Association des médecins omnipraticiens Laurentides–Lanaudière (AMOLL), la loi 2 met en péril l’accès aux soins et risque de créer un précédent historique au Québec.
En plus d’imposer des contraintes irréalistes, L’AMOLL a poursuivi sa prise de position en expliquant que cette loi porte aussi atteinte à certains principes fondamentaux protégés par la Charte canadienne des droits et libertés tels que la liberté d’association et la liberté professionnelle.
« Cette loi menace directement notre capacité à offrir des soins accessibles et humains. Elle illustre une dérive gouvernementale inquiétante où les décisions sont centralisées et imposées sans dialogue, au détriment de la réalité du terrain et des besoins des patients. On demande aux médecins de famille de faire toujours plus avec toujours moins, sans tenir compte du manque de ressources. Nous voulons du changement, mais nous refusons qu’il se fasse au prix du respect, de la collaboration, des droits des individus et de l’accès aux soins pour les patients », a ajouté Dre Lyne Couture, médecin de famille et présidente de l’AMOLL.
Les organisations ont laissé savoir que les mesures prises par le gouvernement ont des conséquences réelles pour la population, car elles touchent directement l’accès aux soins et la qualité des services.