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Immobilier: Royal LePage prévoit des hausses de prix de 7% au Québec
Le marché immobilier résidentiel devrait rester vigoureux au Québec l’an prochain, selon les prévisions de Royal LePage dévoilées mardi. Une pancarte à vendre photographiée à Montréal le lundi 24 mars 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi Le marché immobilier résidentiel devrait rester vigoureux au Québec l’an prochain, selon les prévisions de Royal LePage dévoilées mardi.
L’agence immobilière prévoit que les prix des propriétés résidentielles augmenteraient de 7 % dans la province en 2026.
La hausse anticipée varie selon la région ou le type de propriétés, mais la tendance pointerait vers une augmentation des prix partout au Québec, souligne en entrevue le vice-président exécutif, développement des affaires chez Royal LePage, Dominic St-Pierre.
«Le marché va continuer d’être assez robuste, prédit-il. Il va y avoir un léger ralentissement de l’accélération. Donc, on ne verra pas de croissance de prix égale à celle qu’on a vue cette année, mais les prix vont demeurer en croissance. Les ventes vont continuer d’être soutenues.»
Le marché s’est légèrement modéré en novembre, tandis que les inventaires de maisons en vente ont augmenté, précise M. St-Pierre. «On prévoit que les marchés vont se détendre un peu petit, mais rester largement à l’avantage du vendeur.»
La demande reste vigoureuse par rapport à l’offre d’habitations. De plus, l’incertitude macroéconomique ne semble pas avoir refroidi l’activité dans le marché.
Le Québec se démarque de certains marchés canadiens où les prix reculent, notamment à Toronto et Vancouver.
«C’est sûr que les prix des propriétés à Toronto et Vancouver sont largement supérieurs à ceux de Montréal, et encore plus à ceux de Québec, explique le dirigeant. C’est probablement un des facteurs qui fait que les gens ont continué de trouver qu’investir en immobilier est une bonne idée au Québec.»
La ville de Québec se démarque, tandis que Royal LePage prévoit que le prix des unifamiliales détachées bondira de 14 % en 2026 pour s’établir à 537 000 $.
«C’est une preuve du pouvoir d’attraction au niveau de la qualité de vie d’une ville comme Québec, avance l’expert. (…) L’économie va très bien à Québec.»
Le marché est moins effervescent dans la grande région de Montréal, mais la situation se compare avantageusement aux autres métropoles canadiennes.
L’agence anticipe une hausse de 6 % pour une unifamiliale dans la région métropolitaine, pour avoisiner les 800 000 $.
Sur l’île, M. St-Pierre entrevoit un marché à l’équilibre. Le télétravail a permis de relâcher la pression sur le marché montréalais, tandis que les travailleurs peuvent envisager de vivre plus loin de leur bureau.
M. St-Pierre ne croit pas qu’il faille compter sur d’autres diminutions des taux hypothécaires l’an prochain pour réduire les paiements mensuels des premiers acheteurs.
«Ce n’est pas une bonne stratégie d’attendre présentement et d’espérer que les prix vont descendre ou que l’abordabilité va s’améliorer dans la prochaine année », estime-t-il.