Patrick Bonin dénonce les coûts de la monarchie

Fabrice Samedy | 10 février 2026 | 07:49
Courtoisie

Le député fédéral de Repentigny, Patrick Bonin, a laissé savoir son désaccord en ce qui a trait aux dépenses reliées à la monarchie, et ce, alors qu’il indique que les finances publiques du Canada s’enfoncent dans le rouge.

« La monarchie n’est pas juste une question de symbole, c’est une saisie réelle et injustifiée dans le portefeuille des Québécoises et des Québécois », a déclaré M. Bonin.

Par exemple, un montant de 378 000 $ aurait été déboursé en 2025 pour assumer le salaire de la gouverneure générale. Le tout devrait atteindre 393 800 $ au cours de l’année. Il est à noter que des comptes de dépenses jugés souvent opaques par le représentant de la circonscription de Repentigny s’ajoutent à ces chiffres.

Ensuite, plusieurs millions seraient injectés dans les frais de sécurité et de logistique pour les visites de la famille royale. Une visite d’une journée du Roi Charles III aurait nécessité près de 2 millions $.

Patrick Bonin a aussi fait mention d’une hypocrisie du gouvernement canadien alors que l’entité dit vouloir bâtir un Canada fort, mais tout en gérant les fonds publics avec légèreté.

Il a expliqué cette prise de position en avançant que le déficit fédéral pour l’exercice 2025-2026 est estimé à 78 milliards $ et que des analystes prévoient des dépassements, amenant un risque d’atteindre des sommets historiques. Le politicien a ajouté que le déficit a déjà bondi de manière significative pour les huit premiers mois de l’exercice actuel, limitant ainsi la marge de manœuvre de l’État pour le logement et la santé.

« Pendant que les libéraux accumulent des déficits records qui hypothèquent les générations futures, on continue de signer des chèques en blanc pour maintenir le train de vie d’une institution étrangère sans aucune légitimité démocratique. Chaque dollar versé à la Couronne est un dollar qui manque dans nos services publics », a conclu Patrick Bonin.