Le monastère Berthier n’a plus de propriétaire

Jessica Potsou | 8 mai 2026 | 14:32
Crédit photo : Ghislain Demers, Arsenal Media

Les copropriétaires du monastère de Berthierville ont décidé d’abandonner la propriété, classée patrimoniale, après 7 ans de combat avec le ministère de la Culture et des Communications.

André St-Martin et Jean-Claude Paillé se sont ainsi dégagés de toutes responsabilités en lien avec le bâtiment en enregistrant une renonciation légale à leur droit de propriété.

« Ça fait 7 ans que ça dure, c’est invivable », a indiqué M. St-Martin en entrevue avec Radio-Canada.

Notons que les deux hommes avaient d’abord acheté le monastère dans le but de le démolir et d’y construire un projet résidentiel. Or, ils ont été bloqués dans leur élan lorsque le ministère de la Culture et des Communications a classé les lieux comme biens patrimoniaux.

Depuis, ils ont dépensé environ 5 millions de dollars pour des frais d’avocats, de sécurisation des lieux et de rénovations.

« On ne peut pas être sous la menace constante du ministère de la Culture et des Communications du Québec à recevoir des avis d’infraction, des avis pénaux, des ordonnances de cour pour des travaux urgents, un moment donné, c’est un puits sans fond qui n’arrêtera jamais », a indiqué M. Paillé.

Il faut savoir que lorsqu’un immeuble se retrouve sans propriétaire, il devient automatiquement une propriété de l’État. On ignore toutefois ce qui découlera de la situation du monastère de Berthierville alors que les clôtures devraient être retirées vendredi.