Articles récents
Articles récents
Crise des médias | Patrick Bonin accuse le gouvernement d’un manque d’ouverture d’esprit
Courtoisie Le député de Repentigny, Patrick Bonin, a apostrophé le gouvernement fédéral en ce qui a trait au dossier de la crise des médias, réclamant une ouverture d’esprit.
« Cela fait maintenant près de 10 ans que le Bloc québécois sonne l’alarme sur le danger qui guette les secteurs culturels et de l’information. Ce sont non seulement des milliers d’emplois qui sont en jeu, mais carrément la survie de la culture québécoise. En refusant d’emblée d’avoir une quelconque discussion sur le partage du contenu publicitaire sur les plateformes de Radio-Canada et en maintenant leur refus d’imposer une taxe de 3 % sur les revenus des géants du numérique, les libéraux se butent et dessinent un destin dramatique pour la culture et le monde de l’information québécois », a indiqué M. Bonin.
De plus, le député a laissé entendre que le bureau du ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et responsable des Langues officielles, Marc Miller, a refusé d’ouvrir la voie à une diminution du contenu publicitaire à Radio-Canada.
Le bloquiste a également lancé une flèche envers les libéraux en mentionnant qu’ils ont reculé devant l’administration américaine, en juin dernier, avec l’abolition de la taxe sur les services numériques. Cette taxe devait générer plus de 7 milliards en revenue au cours des cinq prochaines années.
« Le monde des médias et de la culture est en crise et il est temps d’envisager toutes les solutions. Ottawa doit sortir de son mutisme et se saisir de l’urgence actuelle en ouvrant la porte à une redéfinition du mandat de Radio-Canada et en rétablissant rapidement la taxe sur les services numériques, comme l’ont fait plus d’une dizaine de grands pays à travers le monde, parmi lesquels on compte la France, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Espagne. Nous demandons que ces revenus soient ensuite redistribués afin d’aider ceux qui pâtissent des géants du web, au premier chef le secteur culturel et de l’information. Nous ne pouvons simplement abandonner les médias privés, leurs artistes et leurs artisans. C’est la culture québécoise qui est en jeu et rester les bras croisés n’est pas une option », a conclu Patrick Bonin.