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Clarté référendaire | Un projet de loi nécessaire selon Patrick Bonin
Courtoisie Le dépôt d’un projet de loi visant à abroger la Loi sur la clarté référendaire par le Bloc Québécois est un moyen jugé nécessaire par le député Patrick Bonin.
« Il y a des Québécois qui sont en faveur de la souveraineté et des Québécois qui y sont opposés. Il y en a qui la veulent pour plus tard et d’autres qui ne le savent pas encore. Mais je suis convaincu qu’il y a une quasi-unanimité parmi les Québécois à l’effet que c’est à nous de prendre la décision pour notre avenir, quelle que soit notre intention de vote dans un éventuel référendum. Et c’est là tout l’odieux de l’intervention de Mark Carney qui nie le droit de la nation québécoise à l’autodétermination, qui se place au-dessus de tout un peuple, et qui donne à un parlement extérieur au Québec l’autorité de décider à notre place et redéfinir la règle démocratique de ce qui constitue une majorité. Ça frôle le colonialisme », a critiqué le député de Repentigny.
Selon le représentant bloquiste, la Loi sur la clarté référendaire, une loi dite imposée par le gouvernement de Jean Chrétien, accorde à Ottawa un droit de regard sur le choix démocratique des Québécois en prétendant pouvoir déterminer ce qui constitue une majorité claire. Le Bloc québécois considère que seul le peuple québécois a le droit de décider de son avenir et qu’une majorité de 50 % + 1 doit être pleinement reconnue et respectée.
Par ailleurs, une motion réitérant la règle de la majorité absolue (50 % des votes déclarés valides, plus un vote) lors d’un référendum a été adoptée à l’unanimité la semaine dernière par l’Assemblée nationale.
« Notre projet de loi vise à abroger une loi qui n’a pas sa place en démocratie. Le Bloc québécois rappelle au premier ministre Carney ainsi qu’aux libéraux qu’il ne leur appartient pas de déterminer si la question référendaire est claire ou pas à leur goût. Ça ne regarde que les Québécois ou toute nation appelée à décider de son avenir », a conclu Patrick Bonin.