Situation difficile au Cégep de Lanaudière et dans plusieurs autres institutions

Fabrice Samedy | 23 juin 2026 | 10:47
Image d'illustration de Dépositphotos.

Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) a décrié une dégradation des services pour les étudiants dans certaines institutions collégiales, dont le Cégep de Lanaudière.

La SPGQ a expliqué que le nombre d’étudiants continue d’augmenter, mais que les sommes allouées au réseau collégial ne permettent pas de rattraper les coupures réalisées dans les dernières années.

Par exemple, le plan des effectifs du Cégep de Lanaudière démontre que les sommes octroyées par le gouvernement ne sont pas suffisantes pour répondre à l’ensemble des besoins, et ce, dans un contexte où près de 400 jeunes devraient s’ajouter dès l’automne prochain à la population étudiante. Des chiffres fournis par le ministère de l’Enseignement supérieur précisent qu’il s’agit d’une quatrième hausse dans les quatre dernières années.

De plus, de longs délais dans l’administration de services ont été dévoilés par Guillaume Bouvrette, le président du SPGQ.

« Un peu partout dans le réseau collégial, on nous rapporte des délais d’un mois pour rencontrer un conseiller en orientation ou de quelques jours pour répondre à un simple courriel. On nous dit aussi que les listes s’allongent pour les services psychosociaux. Quand un jeune est en détresse ou qu’il a besoin de conseils rapidement pour s’inscrire à un programme universitaire avant la date limite, c’est un problème », a-t-il mentionné.

Plusieurs projets et services ont aussi été impactés.

« Des projets d’aide à la réussite, des ateliers de prévention, de la création de matériel didactique, des équipes sportives et des activités de loisirs et des conférences sont abandonnés, faute de ressources. On nous dit même que des services adaptés ont été mis de côté alors que plus d’un étudiant sur dix est maintenant en situation de handicap. On abandonne des jeunes vulnérables, c’est inacceptable », a ajouté M. Bouvrette.

En raison de cette situation, le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec réclame des investissements répondant aux besoins du réseau collégial.

« Nos membres s’épuisent à la tâche en ce moment. Il faut investir dans nos cégeps. Sans services de qualité, c’est l’avenir des jeunes et, par ricochet, celui du Québec qu’on met à risque », a exclamé M. Bouvrette.

Le Syndicat représente plus de 800 professionnels des Cégeps André-Laurendeau, de Jonquière, de l’Abitibi-Témiscamingue, de Lanaudière, de Saint-Hyacinthe, de Sainte-Foy, de Thetford, de Trois-Rivières ainsi que des Collèges de Bois-de-Boulogne et Montmorency.