Environnement | Patrick Bonin critique la décision d’Ottawa sur le gel des réductions d’émissions des véhicules

Fabrice Samedy | 19 août 2026 | 15:19
Courtoisie

Le député fédéral de la circonscription de Repentigny, Patrick Bonin, a critiqué le recul d’Ottawa sur la question de l’environnement.

Cette prise de position survient alors que le député indique que le gouvernement Carney a notamment annoncé en catimini l’élimination de sa norme sur la disponibilité des véhicules électriques. Le gouvernement canadien a aussi dévoilé la fin des normes jugées plus contraignantes d’émissions des gaz à effet de serre pour les véhicules légers.

Selon M. Bonin, le premier ministre canadien a choisi de discrètement geler les normes d’émissions de GES pour les véhicules et camions légers à cause des pressions du gouvernement américain, des manufacturiers automobiles ainsi que des pétrolières.

Il précise que ce gel est au niveau de 2026 et qu’il s’agit du jamais-vu depuis l’implantation de ces normes en 2011. Le député bloquiste a avancé que ces normes mises en place par Harper ont été progressivement resserrées au fil des années, mais que la décision du gouvernement actuel est un recul majeur dans la lutte contre les changements climatiques.

« Le gouvernement Carney met sur pause les normes d’émissions des véhicules pour plaire aux constructeurs automobiles et s’aligner sur le recul américain décrété par Donald Trump. C’est exactement le contraire de ce qu’on devrait faire face à la crise climatique et pour permettre aux gens de réduire leur facture à la pompe. Ottawa recule à nouveau sur l’environnement et tente de dissimuler ce recul en publiant cette nouvelle un vendredi en plein été, sans annonce formelle. C’est là un recul majeur dans la lutte contre les changements climatiques qui affectera directement le portefeuille des consommateurs, qui auront moins de choix pour l’achat de véhicules à faible consommation et de véhicules électriques », a dénoncé Patrick Bonin.

Des consultations ainsi que l’adoption de nouvelles normes ont été annoncées pour 2027 par Ottawa, mais aucune date n’a été communiquée en ce qui a trait à la date de la mise en œuvre. Cette omission laisse présager plusieurs années de gel au niveau de pollution actuel, selon Patrick Bonin.

Il ajoute que les reculs du gouvernement fédéral auront des conséquences concrètes puisque l’analyse effectuée par Ottawa mentionne que l’abolition des exigences reliées aux véhicules zéro émission entraînera l’émission de 326 millions de tonnes de plus de gaz à effet de serre de 2026 à 2050. Ce total représenterait à 94,2 milliards de dollars en dommages climatiques.

« Le gouvernement Carney avait promis de revoir sa politique automobile. Il ne nous avait pas prévenus qu’il mettrait la réduction des émissions sur pause. Alors que Washington recule,
Ottawa choisit de suivre le mouvement, avec des conséquences qui se chiffrent en dizaines de milliards de dollars de dommages pour le climat et la santé », a conclu le député de Repentigny.