La campagne électorale québécoise officiellement lancée
Cette image composite montre, de gauche à droite: Christine Fréchette, cheffe de la Coalition Avenir Québec, le 13 avril 2026; Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec, le 12 juin 2026; Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire, le vendredi 12 juin 2026; Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, le 12 juin 2026; et Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, le 24 septembre 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot La campagne électorale au Québec est officiellement lancée.
La première ministre Christine Fréchette a rencontré jeudi matin la lieutenante-gouverneure, Manon Jeannotte, pour lui demander de dissoudre l’Assemblée nationale, ce qui signifie que des élections générales sont officiellement convoquées.
Mme Jeannotte a signé le décret en ce sens pour des élections le 5 octobre prochain. La campagne durera donc un total de 39 jours.
En vertu du système électoral québécois, le chef du gouvernement du Québec doit demander symboliquement au lieutenant-gouverneur, représentant du Roi, de dissoudre l’Assemblée nationale pour déclencher la campagne électorale.
En vue de la dissolution, la Coalition avenir Québec (CAQ) détient 79 députés, contre 18 pour le Parti libéral du Québec (PLQ), 11 pour Québec solidaire (QS) et 7 pour le Parti québécois (PQ). Le Parti conservateur du Québec détenait une députée, et il y avait neuf députés indépendants.
Mme Fréchette a succédé à François Legault il y a quelques mois pour diriger la CAQ en campagne électorale. Elle fera face au libéral Charles Milliard, au péquiste Paul St-Pierre Plamondon et à la porte-parole solidaire Ruba Ghazal, qui est l’aspirante première ministre. Éric Duhaime est sur le bloc de départ pour les conservateurs.
La guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis risque de jouer un grand rôle dans la campagne électorale, étant donné que la province est affectée par les droits de douane imposés par l’administration Trump. Après l’imposition de nouveaux droits de douane par les États-Unis, le gouvernement canadien de Mark Carney a choisi de riposter avec ses propres mesures de rétorsion aux Américains. Le Canada a choisi de quitter la table des négociations avec les États-Unis la semaine dernière.