Paramédics: relance de la négo dans les prochains jours; grèves maintenues
Un véhicule ambulancier circule à Montréal, le 11 mars 2026.LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov Malgré ses soubresauts, la longue négociation avec Québec pour renouveler les conventions collectives des différents regroupements de syndicats de paramédics au Québec devrait reprendre dans les prochains jours.
Les grèves déjà lancées continuent. Mais celles-ci paraissent peu, aux yeux du public, puisque la grande majorité des tâches de ces techniciens ambulanciers paramédicaux sont considérées comme des services essentiels.
Parmi les moyens de pression qui sont effectivement exercés, on note le refus de superviser des stagiaires et de remplir certains formulaires.
En août, le principal regroupement de paramédics, celui qui est rattaché à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la CSN, a vu ses membres rejeter l’entente de principe qui était intervenue, et ce, dans une proportion de 71,6 %.
Jeudi, il a réuni les délégués de ses syndicats pour savoir ce qui avait déplu dans cette entente, afin de relancer la négociation avec ces conclusions et impressions de ses membres en tête.
En entrevue vendredi, Jean Gagnon, responsable du secteur préhospitalier à la FSSS, a montré du doigt l’évaluation de l’emploi de paramédic — ce qui doit déboucher sur une rémunération en conséquence. Les membres ne veulent plus de travaux pour évaluer l’emploi; ils veulent du concret, et maintenant, a rapporté M. Gagnon.
Il s’est dit maintenant prêt à retourner négocier. «Il reste un bout à faire sur le salaire des paramédics. Je demande au gouvernement de mettre ce qu’il faut pour qu’on règle la question une fois pour toutes. Les paramédics sont tannés de toujours être en moyens de pression. On veut avoir une paix au travail qui s’installe pour les prochaines années», a lancé M. Gagnon.
Dans le cas de la FSSS, la convention collective est échue depuis plus de trois ans, soit depuis le 31 mars 2023. Et la grève avait débuté en juillet 2025.
Indépendants et FTQ
Le deuxième regroupement de syndicats, la Fédération du préhospitalier du Québec, qui compte plus de 2000 membres, doit relancer ses discussions avec Québec et les employeurs durant la semaine du 14 septembre.
Pour cette fédération indépendante des centrales syndicales, l’accès à la retraite est «un enjeu majeur», comme le salaire, puisque le métier est exigeant, tant physiquement que mentalement..
Le troisième regroupement, la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier — une section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ — reprendra aussi ses négociations le 14 septembre.
Dans son cas, l’entente de principe avait été rejetée dans une proportion de 92 %, aussi en août. Et pour eux aussi, la retraite est un point en litige, car ils veulent pouvoir devancer l’âge de la retraite.
Au Conseil du trésor, on confirme que «les échanges se poursuivent aux diverses tables de négociation».