Contre-tarifs | La Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins demande des allégements
Image d'illustration de Dépositphotos. La Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins (CCIM) s’est associé à la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) dans le but de demander des allègements pour les entreprises impactées par les contre-tarifs du Canada.
Ces contre-tarifs canadiens viennent s’ajouter aux tarifs déjà imposés par les États-Unis.
« Pour nos entreprises, l’enjeu est très concret : les contre-tarifs canadiens peuvent alourdir les coûts de production, réduire les marges de manœuvre et fragiliser la compétitivité de secteurs déjà sous pression. Il faut s’assurer que les mesures de remise soient plus rapides, plus simples et mieux adaptées à la réalité des entreprises touchées. Dans la région Les Moulins, comme ailleurs au Québec, les entreprises ont besoin d’allègements supplémentaires et d’un soutien qui leur permet de traverser cette période d’incertitude sans compromettre leurs investissements, leurs activités et leurs emplois », a mentionné Pierre Berthiaume, président-directeur général de la CCIM.
Par conséquent, CCIM et la FCCQ recommandent les actions suivantes :
- Mettre en place davantage de soutien non remboursable et d’allègements fiscaux comme un congé temporaire d’impôt sur le revenu ou de taxes, ou encore un programme d’urgence pour les entreprises fortement touchées par les nouveaux tarifs américains de la Section 338 ;
- Rendre admissibles les entreprises affectées par les contre-tarifs canadiens aux programmes d’aide liés aux tarifs américains;
- Renverser le fardeau de la preuve du processus de remise pour que Finances Canada octroie d’emblée la remise aux entreprises qui en font la demande.
Les deux organisations ont également souligné l’importance d’agir rapidement, et ce, dans le but de mieux soutenir les entreprises qui sont directement frappées par la guerre tarifaire. Elles encouragent également le gouvernement canadien à continuer le travail déjà amorcé et à fixer les bonnes priorités dans le prochain budget afin d’atteindre cinq objectifs. Ces points sont centrés autour de la compétitivité, l’accès aux marchés, la main-d’œuvre, le dynamisme régional et les finances publiques.