Le Cégep de Lanaudière fait connaitre ses priorités

Fabrice Samedy | 16 septembre 2026 | 13:15
Courtoisie du Cégep de Lanaudière.

Après une rentrée marquée par une croissance de près de 10 % de sa population étudiante, le Cégep de Lanaudière interpelle les partis politiques présents dans la région avec ses priorités en vue des élections provinciales.

Avec cette action, l’institution qui accueille cet automne un total de 7600 étudiants souhaite que l’accès aux études supérieures dans la région soit inclus dans la conversation électorale. La Formation continue porte le nombre d’étudiants à plus de 8500 personnes, un nouveau sommet.

« Notre région est l’une de celles qui grandissent le plus vite au Québec et nos trois collèges le ressentent davantage chaque année. Les formations politiques doivent reconnaître la réalité particulière du Cégep de Lanaudière et soutenir un modèle qui dessert efficacement un vaste territoire en pleine croissance. Au-delà de sa mission éducative, le Cégep de Lanaudière représente un levier stratégique pour le développement économique, social et culturel de toute la région. Nous leur demandons donc de faire de l’accès à l’enseignement supérieur une priorité pour Lanaudière », a déclaré Geneviève Perreault, directrice générale du Cégep de Lanaudière.

Par conséquent, le Cégep a demandé à ce que les formations politiques s’engagent à poursuivre les démarches déjà amorcées avec le ministère de l’Enseignement supérieur et à mettre en œuvre les moyens nécessaires pour réaliser les projets d’espaces planifiés.

Ensuite, le Cégep estime que les établissements d’enseignement supérieur doivent avoir les ressources financières et humaines, en plus de la flexibilité administrative nécessaire pour remplir leur mission.

« On ne peut pas demander aux cégeps d’accueillir davantage d’étudiantes et d’étudiants tout en limitant leur capacité à déployer les ressources nécessaires pour les accompagner. La croissance doit forcément s’accompagner des moyens requis pour préserver la qualité des services et de l’expérience étudiante », a ajouté Mme Perreault.

La troisième demande est que la recherche collégiale soit reconnue comme un outil de développement régional et qu’elle reçoive un financement prévisible.

Finalement, le Cégep de Lanaudière est en faveur de la démarche pour un rééquilibrage du financement du transport collectif. Selon l’organisation, la forte croissance démographique dans les dernières années a changé la situation dans la région puisque l’offre de service demeure orientée vers Montréal. Des données du Mouvement mobilité couronne Nord a dévoilé que près de trois déplacements sur quatre s’effectuent entre les villes de la couronne nord. Cependant, les liens intrarégionaux sont considérés comme étant encore les plus déficients.

« Lorsqu’une personne étudiante choisit un programme offert dans un autre secteur de la région, elle doit pouvoir compter sur des options de transport fiables. C’est la définition même de l’accessibilité aux études. Sans un réseau de transport collectif efficace entre nos municipalités, l’accès à la formation repose trop souvent sur la possession d’une automobile », a conclu la directrice générale.