Campus universitaire dans Lanaudière : le CRUL lance un appel d’offres aux municipalités pour son implantation

Les démarches entourant la possible arrivée d’un campus universitaire sur le territoire lanaudois a franchi une autre étape alors que le Centre régional universitaire de Lanaudière (CRUL), a lancé un appel à la candidature pour son implantation.

En tournée dans les MRC, le président du CRUL, Guillaume Tremblay, a mentionné que l’objectif est de « qualifier le meilleur milieu de vie » possible afin de faire vivre le projet. L’organisme a engagé une firme qui évaluera les candidatures selon plusieurs variables, notamment le contexte socioéconomique, le transport ainsi que les infrastructures.

Pour le moment, M. Tremblay rappelle qu’il n’y a aucun engagement avec le gouvernement. Sans échéancier fixe, il espère tout de même que le projet sera réalisé « le plus rapidement possible » advenant le cas que le gouvernement va de l’avant.

Les villes et municipalités lanaudoises intéressées peuvent demander le cahier de charges auprès du CRUL. Elles ont jusqu’au 4 octobre pour remplir le dossier de candidature et le déposer.

Par la suite, le Groupe DDM, chargé d’analyser les candidatures, remettra son rapport final au CRUL d’ici la fin de l’année. Dans celui-ci, il recommandera une municipalité ayant les plus grands avantages, selon leur grille de comparaison comportant une quinzaine d’indicateurs.

Trop tôt pour l’offre de programmes

Avec un projet encore embryonnaire, il est trop tôt, selon Guillaume Tremblay, pour s’attarder à la possible offre de programmes que le futur campus pourrait proposer.

D’après leurs estimations, 2300 étudiants pourraient fréquenter les installations de ce campus, qui fait l’unanimité parmi la gouvernance. D’ailleurs, l’offre de programmes sera chapeautée par l’Université du Québec à Trois-Rivières, qui est l’université répondante du projet, mais pourrait être bonifiée par plusieurs universités et s’adaptera aux besoins des étudiants.

Enfin, l’arrivée d’un campus ne veut pas dire aux yeux de M. Tremblay la mort des campus satellites déjà en place sur le territoire. « Si le campus se trouve au sud de la région, il y aura des satellites au nord et vice-versa. Ce qu’on veut, c’est que les jeunes puissent avoir un endroit où étudier », conclut-il.