Des couples séparés par la fermeture de la frontière lancent un cri du cœur

Courtoisie

Des couples en attente d’une demande de parrainage et séparés par la fermeture de la frontière demandent à Ottawa de faire preuve d’ouverture pour permettre leur réunification.

Selon la députée bloquiste de Repentigny, Monique Pauzé, près d’une trentaine de dossiers similaires ont été acheminés à son bureau. Du nombre, une résidente de l’endroit, Josianne Théberge, qui est en couple avec un homme de Cuba depuis plus trois ans, dénonce la lenteur du processus.

En couple depuis plus de trois et mariée depuis le mois de janvier, la Repentignoise n’a pas pu voir son mari depuis plus de six mois. « Le délai de traitement d’une demande est normalement de 12 mois, mais il y a quelques jours, j’ai parlé à une femme dont les délais d’attente sont rendus à 25 mois. C’est long 25 mois, s’indigne Josianne Théberge.  Une femme que je connais a perdu son bébé à cinq mois de grossesse pendant la pandémie. Elle était loin du père de son enfant et elle est toujours seule dans l’espoir que les frontières ouvrent là-bas. Une autre a survécu à un cancer, seule. Découragement, tristesse, anxiété. À travers toutes nos histoires, nos témoignages, le mutisme du ministre Mendicino est insoutenable. »

Monique Pauzé indique que sa formation politique a déjà présenté au ministre, des solutions à court, moyen et long terme afin d’aider ces familles, dont un  ajout  à l’article 179  du  règlement  sur l’immigration et  la protection des réfugiés, afin que l’existence  d’un dossier de parrainage ne soit plus systématiquement un obstacle à l’obtention d’un visa de visiteur.

« L’existence  d’une demande  d’application pour parrainage est un argument  souvent utilisé par les agents d’immigration pour refuser un visa, ceux-ci arguant qu’ayant  le projet de rester à long terme au Canada, le requérant a des chances de ne pas retourner dans son pays d’origine à l’expiration du  visa, contrevenant ainsi  à l’article  179  b) du  règlement. Deux demandes ont déjà été refusées à M. Garcia Oramas à cause de cet article.  »

Le Bloc Québécois demande  un réinvestissement en immigration afin de traiter les arrérages de dossier et améliorer les délais, insiste Monique Pauzé. Il est par ailleurs encore aberrant que certaines formalités prennent autant de temps faute de main-d’œuvre.

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