Dézonage agricole dans Montcalm: Terrebonne et Mascouche outrées

Au début novembre, on annonçait le nouveau schéma d’aménagement de la MRC de Montcalm qui allait permettre aux différentes municipalités du territoire d’augmenter leur périmètre urbain.

Les villes voisines de Terrebonne et de Mascouche n’apprécient pas du tout. Elles se disent même outrées devant la perspective de voir la MRC de Montcalm effectuer du dézonage agricole. Selon ces deux villes, cela contribuerait au phénomène de l’étalement urbain. La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) y ajoute même son grain de sel en affirmant que cette décision allait créer un précédent. La CMM a même adopté ce jeudi matin une résolution demandant au gouvernement de François Legault de permettre à la MRC de Montcalm d’effectuer ce dézonage.

La CMM affirme qu’il n’y a pas de transport collectif dans Montcalm et que les infrastructures routières sont au maximum de leur capacité. On craint que d’autres MRC suivent le pas et effectuent elle aussi du dézonage.

Le maire de Mascouche affirme que les routes de sa municipalité sont déjà congestionnées et que le tiers de la circulation est causé par des véhicules se rendant dans la MRC de Montcalm. Même son de cloche du côté de Marc-André Plante, maire de Terrebonne:

Le maire Plante y voit même une vision digne des années 70 et 80, alors que le développement urbain passait par la construction de bungalows.

Il craint de voir autant de bungalows se construire dans les 15 prochaines années sur tout le territoire de la MRC de Montcalm qu’on va construire de nouvelles unités résidentielles sur 1 km2 à Terrebonne.

Dans Lanaudière, comme dans d’autres régions rurales du Québec, des petites municipalités cherchent à se développer mais n’ont aucun territoire disponible pour construire de nouvelles résidences, les terres autour étant toutes zonées agricoles. Sans possibilité de développement supplémentaire, plusieurs de ces petites municipalités font face à la menace de la dévitalisation.

C’est donc deux visions bien différentes qui s’affrontent ainsi, où de grandes villes de plusieurs dizaines de milliers d’habitants voient d’un mauvais oeil le développement de bien plus petites municipalités. Est-ce David contre Goliath?