Essai routier du Ford Bronco – vainqueur dans la neige!

Collaboration spéciale, Marc Bouchard, journaliste automobile

Ford Bronco 2 portes, vainqueur dans la neige

Je dois vous aviser d’entrée de jeu : dès son lancement, j’ai admiré la silhouette du Ford Bronco. J’avais hâte de mettre la main à son volant. Et parce que, de surcroît, je suis un amateur de conduite plus aventurière, j’espérais que les capacités hors route du véhicule seraient à la hauteur des promesses.

Je devais d’abord en faire l’essai l’automne dernier, mais les circonstances ont eu raison de ma volonté. C’est donc en pleine période de froid polaire (lire ici des -25 degrés C) que j’ai finalement pris la route avec le Ford Bronco 2 portes 2022. Et j’ai été déçu. Heureusement cependant, ça n’a été que passager comme déception.

Froid arctique

La réalité, c’est que je disposais de la version 2 portes du Ford Bronco, avec toit amovible. Comme toutes les versions écourtées, l’empattement est court, et le sautillement définitivement plus présent lorsqu’on circule sur la route. Ajoutez à cela que le mercure flirtait avec des froids anormaux, rendant toutes les composantes plus rigides, et vous comprendrez un peu mon étonnement de me sentir aussi secoué par le véhicule.

Sans compter que le toit, qui se décompose littéralement en plusieurs morceaux, n’a pas non plus apprécié la température glaciale. Les matériaux qui le composent craquaient donc allègrement au moindre mouvement de carrosserie imprévu.

Puis la neige est survenue… et tout est devenu magique. Car ce Ford Bronco, rappelons-le, est le maître du hors route et des conditions extrêmes. Son rouage intégral est d’une redoutable efficacité, et le rend capable de se démener dans toutes les circonstances.

Ajoutez à cela le sélectionneur de mode de conduite, appelé GOAT pour Go Over Any Terrain, et vous comprendrez qu’il peut presque tout affronter. En tout cas, sous 35 centimètres de neige, le Bronco se baladait comme un roi dans sa campagne. Je me suis même permis de franchir quelques obstacles plus élevés – merci garde au sol relevée – et de jouer au bon samaritain en déprenant quelques automobilistes malchanceux des congères dans lesquels ils s’étaient enlisés.

En fait, j’ai même été à la limite de l’arrogance. Après avoir dégagé une voiture solidement enlisée, je l’ai simplement contournée et j’ai traversé l’obstacle avec le sourire, sous le regard ahuri du conducteur récemment décoincé.

Précisons quand même que les différentiels verrouillables à la volée du Bronco sont aussi des atouts majeurs quand vient le temps de franchir les obstacles les plus exigeants.

Mécaniquement efficace

Sous le capot de mon Bronco, en version Badlands, un moteur 4 cylindres 2,3 litres turbo développe quelques 300 chevaux. Largement de quoi déplacer le mastodonte, malgré son poids évidemment. Pour transmettre cette puissance aux roues, une boîte manuelle 7 vitesses.

Il y a quand même un petit bémol ici : la 1e vitesse est en fait un rouage qui permet de rouler à faible vitesse dans les conditions les plus difficiles, et maximise le couple. En gros, dans la vie de tous les jours, vous ne vous en servirez pas vraiment. Vous aurez aussi compris que cette combinaison, jumelée aux températures glaciales, a permis d’atteindre une consommation moyenne de près de 16 litres aux 100 kilomètres. J’entends d’ici vos dents grincer….

Autre détail d’importance, l’accès à bord du Bronco n’est pas sans reproche. Il est vrai que je n’ai pas la taille géant, mais en l’absence de marchepieds (un handicap en hors route, j’en conviens, mais tellement pratique en ville), l’opération pour me glisser derrière le volant était un peu spectaculaire.

Ce n’était cependant rien en comparaison de mes acrobaties pour accéder aux places arrière. Rappelons-le, il s’agit ici d’un deux portes, ce qui n’a en rien facilité la tâche.

Conclusion

Le Ford Bronco a de la gueule, aucun doute là-dessus. Et il n’est pas parfait, loin s’en faut. Mais si j’avais une confidence à vous faire, c’est que j’ai fini par l’adorer, malgré son prix. J’ai d’ailleurs bien hâte à l’été pour pouvoir le mettre à l’épreuve dans de vrais sentiers hors route. Cette fois, pas de froid glacial, seulement l’aventure, le Bronco et moi!

Fiche technique :

  • Moteur : 4L 2,3 l
  • Puissance : 300 hp (224 kW)
  • Couple : 325 pi·lb (441 N·m)
  • Alimentation : Turbocompressé
  • Transmission : Manuelle, 7 rapports
  • Rouage : 4×4
  • Consommation : 16,1 l aux 100 km (observée)
  • Prix : 65 084$ (prix affiché)

BALADO – Ça roule radio – Les essais de la semaine

On essaie le Ford Bronco et le Mazda CX-5

Dans ce nouvel épisode du balado Ça roule radio, nos deux animateurs vous présentent leurs essais de la semaine. Marc se fait brasser, mais adore ça, et vous en parle avec son essai du Ford Bronco 2 portes.

William a un rôle plus urbain, et teste le Mazda CX-5, un utilitaire sport qui connaît un vif succès depuis plusieurs années. On comprend maintenant pourquoi.

Il est aussi question de nouveaux pneus d’hiver plus écologiques et plus efficaces lancés par Nokian, et des nominations des finalistes aux prix de la Voiture et de l’utilitaire canadien de l’année par l’Association des journalistes automobiles du Canada.

Et on parle aussi de Télétubbies, si vous êtes attentifs! Bonne écoute!