Gabriel Ste-Marie se positionne sur le financement des communautés anglophones au Québec

Crédit: Courtoisie du bureau de Gabriel Ste-Marie.

Alors que la population québécoise s’inquiète du déclin accéléré du français, le Bloc Québécois a dévoilé son étude intitulée Quand la politique linguistique fédérale conduit à financer l’anglicisation du Québec sur le financement fédéral des communautés anglophones dans la province.

Cette étude anotamment révélé que des établissements et des groupes d’intérêts anglophones du Québec ont touché plus de deux milliards en financement fédéral depuis 1995.

Le député fédéral de la circonscription de Joliette, Gabriel Ste-Marie, a dénoncé cette situation dans un communiqué de presse.

« Ça dépasse l’entendement. Tous sont d’accord pour affirmer que la seule langue qui soit menacée au Québec est le français, mais qu’à cela ne tienne, le fédéral consacre des milliards non pas pour la promotion ou la protection du français, mais de l’anglais ! Depuis 1995, c’est-à-dire depuis que nous détenons des informations détaillées sur ces fonds, c’est 2,08 milliards de nos taxes et impôts que le fédéral a distribués en appui aux communautés anglophones du Québec dans le cadre de la Loi sur les langues officielles. Ottawa opère dans une logique de symétrie entre les francophones hors Québec et les Anglo-Québécois alors que les deux situations sont aux antipodes ».

De plus, une fonctionnaire fédérale a indiqué que le gouvernement à Ottawa continue à opérer dans une logique de symétrie entre les deux langues et qu’il prévoit investir plus de 800 millions supplémentaires pour l’anglais au Québec.

« Même si le Bloc a fait rajouter à la Loi sur les langues officielles qu’elle doit favoriser l’existence d’un foyer francophone majoritaire dans un Québec où l’avenir du français est assuré, Ottawa s’entête toujours à verser des centaines de millions vers l’anglais au Québec. Il faut que ces sommes soient plutôt investies dans la promotion du français, dans le français au travail, dans la francisation et dans la culture en français. Nous dénonçons également l’effet direct de ces sommes sur l’anglicisation au Québec et continuons à marteler que le Québec devrait être le seul maître d’œuvre de sa politique linguistique », a conclu M. Ste-Marie dans son plaidoyer écrit.