Joliette: décès d’un enfant de deux ans dans des circonstances nébuleuses

Jeudi le 26 mars, les policiers ont été appelés dans une résidence de Joliette. Un enfant de deux ans était inanimé et a été transporté à l’hôpital où il est décédé. Les enquêteurs des crimes majeurs de la Sûreté du Québec sont sur le dossier, de concert avec la DPJ Lanaudière. Voilà l’ensemble des informations que peut dévoiler la Sûreté du Québec pour l’instant.

Cependant, selon un article de Thomas Gerbet de Radio-Canada, l’incident se serait déroulé pendant une intervention de la DPJ. En entrant dans la résidence où habitent trois autres enfants, ils auraient découvert un logement complètement insalubre

« Les quatre jeunes enfants de la famille avaient des champignons sur le visage et la peau purulente. » (Un bébé de deux ans meurt durant une intervention de la DPJ à Joliette, Thomas Gerbet, Radio-Canada, 28 mars 2020)

Les intervenants auraient alors décidé de faire placer d’urgence les quatre enfants: un garçon de six ans, un de deux ans (celui qui est décédé) et deux jumelles de six mois. Ils auraient quitté la résidence pendant environ une heure, le temps d’effectuer quelques démarches pour procéder au placement d’urgence.

Toujours selon les informations de Radio-Canada, lorsque les intervenants de la DPJ sont revenus à la résidence, une ambulance était là et le bambin de deux ans était en détresse respiratoire.

Un signalement aurait été effectué en janvier. Le dossier a donc pris deux mois avant d’être évalué.

La famille était possiblement originaire de Manawan. Les trois enfants y auraient été placés en urgence.

La DPJ Lanaudière a été régulièrement sous le feu des projecteurs depuis un peu plus de six mois. À l’automne, nous avions reçu plusieurs témoignages dénonçant un climat de travail malsain. Une enquête interne a été effectuée, amenant le départ de la directrice à la fin janvier. Au début mars, La Presse dévoilait que près de 400 enfants étaient en attente de services dans la région. On s’inquiétait aussi cette semaine de la situation d’enfants vivant dans des milieux familiaux inadéquats en contexte de confinement.

Du côté de l’APTS-Lanaudière, le syndicat qui regroupe entre autres des intervenants de la DPJ, Kevin Newbury, président, confirme que ce sont des collègues qui sont intervenus, « avec tout le professionnalisme et la diligence qu’on leur reconnaît. Cette nouvelle crée une onde de choc. (…) En respect pour eux (la famille et les intervenants), nous réserverons nos commentaires sur les événements. »