La remise en liberté du bourreau de Lanaudière refusée

Gilles Croze, le bourreau de Lanaudière, a vu sa demande de remise en liberté être refusée au terme de son enquête caution qui s’est déroulée mardi et mercredi au Palais de justice de Joliette.

Il demeure donc détenu pour la suite des procédures judiciaires. Il lui sera interdit de communiquer avec de nombreuses personnes ainsi que leur famille immédiate.

Une ordonnance de non-publication nous interdit de dévoiler ce qu’il s’est passé pendant ces deux jours. Cependant, on peut rappeler que l’homme de 65 ans a été arrêté en juin dernier et qu’il aurait fait 17 victimes entre 1976 et 2019.

Le juge a fait le détail de ses 77 chefs d’accusation:

-5 chefs de contacts sexuels avec des personnes de moins de 16 ans

-5 chefs d’incitations à des contacts sexuels avec des personnes de moins de 16 ans

-10 chefs d’agression sexuelle

-1 chef de mise en danger des moeurs d’un enfant

-1 chef d’avoir rendu de la pornographie accessible à un enfant

-34 chefs de voies de fait, dont 10 avec des lésions et 8 avec une arme

-3 chefs de menaces

-1 chef d’avoir utilisé une arme à feu de manière négiglente

-1 chef pour avoir braqué une arme à feu

-1 chef d’enlèvement

-2 chefs de séquestration

-2 chefs d’inceste

-4 chefs d’attentat à la pudeur

-2 chefs de grossière indécence

-2 chefs de s’être fait passer pour une autre personne

Dans le processus judiciaire, la première étape est la comparution avec la mise en accusation formelle. Si la poursuite refuse la remise en liberté, la deuxième étape est l’enquête sous remise en liberté.

Nous en sommes donc à cette étape. M. Croze avait déjà renoncé à son enquête sous remise en liberté, mais il a depuis changé d’avocat et a donc voulu tenter sa chance.

La prochaine étape sera le pro-format, qui se déroulera le 29 avril. À ce moment, il peut y avoir discussions entre la poursuite et la défense pour voir si une entente est possible. L’accusé peut choisir à ce moment de plaider coupable sur certaines des accusations.

Ensuite, pour des crimes graves comme ceux-ci, il y a enquête préliminaire pour déterminer s’il y a suffisamment de preuves pour aller en procès. S’il y a assez de preuves, le procès a lieu. À ce moment, les détails qui sont pour l’instant sous une ordonnance de non-publication pourront être dévoilés.

Le juge en arrive ensuite à un verdict. Si l’accusé est coupable, il y des représentations sur sentence où chacune des parties débat de quelle sentence serait appropriée.

À la fin de tout ce processus, le juge rend finalement sa sentence. Dans ce cas-ci, nous en sommes encore bien loin…