Max Aubin: la juge prend très au sérieux l’usage du cellulaire en prison

Photo: TVA Nouvelles

Les représentations sur sentence du meurtrier de Saint-Lin-Laurentides, Max Aubin, se déroulaient aujourd’hui au Palais de justice de Joliette. Il est accusé d’avoir tué son ex-conjointe avec plus d’une soixantaine de coups de couteau. Il a fait la manchette dans les derniers jours pour avoir utilisé un téléphone cellulaire en prison et entretenu une relation amoureuse avec une jeune femme atteinte de déficience intellectuelle qui souhaite avoir un bébé avec lui.

Sa plus grande erreur dans les derniers mois n’aura pas été nécessairement l’usage d’un téléphone cellulaire mais plutôt d’avoir utilisé le téléphone public de la prison pour laisser un message au ton très agressif sur la boite vocale de sa nouvelle copine: « Sérieux, réponds tabarnack, tu gosses. »

Cette seule phrase vient changer le cours du processus judiciaire.

L’entente entre la poursuite et la défense remise en question

Alors qu’il existait une entente commune de 13 ans sans libération conditionnelle entre la poursuite et la défense, tout ceci est maintenant remis en question. Il y aura une enquête de la Sûreté du Québec sur les récents développements et un rapport présentenciel a été demandé pour permettre d’en savoir plus sur le caractère de Max Aubin.

La juge extrêmement troublée

La juge a dit: « 13 ans, ce n’est pas rien. Mais on est dans un cas de violence conjugale avec 62 coups de couteau. » Elle a aussi dit que le reportage de TVA dans lequel on entendait l’enregistrement de cet appel téléphonique l’a beaucoup troublée. Cela soulève chez la juge énormément d’inquiétude. Avec le ton de voix utilisé par l’accusé lors de cet appel, elle ne peut pas ne pas faire de lien avec le dossier de meurtre dans un contexte de violence conjugale.

La soeur de la victime a un accident d’auto en se rendant à la Cour

On a aussi appris que la soeur de la victime devait témoigner aujourd’hui. Elle est partie de La Pocatière ce jeudi matin, mais a eu un accident à Berthierville. Une ambulance a été demandée en raison de son état psychologique. Elle a été transportée à l’hôpital. La Cour lui fera parvenir un enregistrement audio de la séance d’aujourd’hui et son témoignage a été reporté au 31 mars.

Des délais nécessaires

Vu les nouveaux développements, les enquêteurs auront besoin d’une soixantaine de jours pour faire toute la lumière sur cette affaire. Un agent de probation en profitera pour rencontrer Max Aubin et rédiger un rapport présentenciel.

La juge a dit qu’elle est très consciente de la douleur ressentie par les proches et de l’importance pour ceux-ci de voir le processus judiciaire se terminer. Toutefois, vu les nouveaux développements, elle a dit: « On ne va pas se dépêcher mais prendre le temps nécessaire pour effectuer des représentations adéquates. Ça va être un peu plus long que prévu. »

Les parties reviendront en Cour le 31 mars.