Se trouver un logement à Joliette représente un défi

Alors que la date du 1er juillet approche à grands pas, la région de Lanaudière traverse une crise du logement, car il y a une pénurie des habitations disponibles. Le tout est également amplifié par un exode des grandes villes comme Montréal, Repentigny et Terrebonne pour se rendre dans le nord de la région dans des municipalités telles que Joliette.

Selon Amélie Pelland, coordonnatrice et intervenante sociale pour Action-Logement Lanaudière, la cause de cette migration serait une hausse importante des loyers de Montréal et de ses environs. Cependant, il n’existe pas assez de logements pour répondre à toute cette demande et ceux qui sont disponibles possèdent un prix inabordable. Le dernier rapport de la Société canadienne d’hypothèque et de logement a mentionné que le taux d’inoccupation de la ville de Joliette est de 0,5% alors qu’il devrait tourner autour de 3,0% pour que le marché soit équilibré.

Une étude du Regroupement des comités logements et associations de locataires du Québec a révélé que le prix des logements a augmenté de 27,6 % entre 2021 et 2022.

Afin de combattre cette pénurie, des promoteurs immobiliers privés vont construire de nouveaux immeubles. Cependant, il n’y a pas d’encadrement pour les hausses de loyer durant les 5 premières années du début du bail dans une habitation nouvellement construite. Ce manque d’encadrement peut amener une augmentation de loyer pouvant atteindre 400 $ de plus que l’année précédente.

La Ville de Joliette a confirmé que 25 projets d’ensembles résidentiels sont en planification et qu’ils représentent un potentiel de 6900 unités de logement pour les 40 prochaines années. Parmi les projets prévus, 3 d’entre eux ont été confirmés. Selon Mme Pelland, le manque le plus criant serait pour des logements sociaux.

L’organisme Action-Logement Lanaudière réclame la construction de 224 logements sociaux dans les 5 prochaines années, mais la demande pourrait être revue à la hausse selon les besoins.