Un dernier bilan parlementaire émotif pour Véronique Hivon

Valérie Roy, Véronique Hivon et Gino Latendresse.

C’est avec émotion que la députée de Joliette, Véronique Hivon, s’est adressée aux membres des médias à son bureau de circonscription pour son dernier bilan de session parlementaire.

Pour l’occasion, elle était accompagnée de Valérie Roy, à ses côtés depuis six ans et demi, et de Gino Latendresse, membre de son équipe depuis trois ans. « Ce sont des perles, mon bras droit et mon bras gauche. Je tenais à ce qu’ils soient présents afin de montrer à la population ces personnes extraordinaires, travaillant souvent dans l’ombre », lance-t-elle d’emblée.

Désirant toujours être à la hauteur des gens de la circonscription de Joliette, elle s’est battue et continuera de le faire jusqu’au 3 octobre, dernier jour de son mandat, sur différents dossiers qui lui sont chers, notamment avec les travailleurs en lock-out de la cimenterie Ash Grove ainsi que ceux en grève de la COOP de Lanaudière.

« Je pense que de manière urgente, il y a des actions qui doivent être posées, un blitz de conciliation et de médiation qui doit se faire », mentionne-t-elle.

Une belle victoire à ses yeux, la députée a indiqué avoir réussi à obtenir un service d’aide à la recherche de logement, sous l’égide de l’Office municipal d’habitation. « Joliette est en crise de logement avec seulement 0,5% de taux d’inoccupation. C’est extrêmement préoccupant. Nous sommes en communications avec Action Logement Lanaudière », ajoute-t-elle.

Autre dossier chaud, Mme Hivon a été mobilisée dans le dossier du transport scolaire dans la région, qui est l’une des pires au Québec en matière de rupture de services.

Véronique Hivon

Grâce à des citoyens, elle a également monté un dossier sur la COVID longue. Une pétition a été mise sur pied et l’appel a été entendu au gouvernement, car des cliniques de COVID longue s’implanteront dans chacune des régions administratives de la province, ce qui la réjouit.

« Il y a encore du travail à faire, puisque nous demandions que ces personnes soient indemnisées au niveau de la Régie des rentes. Toutefois, il y a eu tout de même des gains. »

Enfin, deux gros dossiers accaparent son temps dernièrement : la maison des soins palliatifs à Joliette ainsi que le projet Amélie-Fristel. « Malheureusement, en raison de changement d’orientation du  gouvernement, qui s’éloigne d’Accès-Logis pour le logement social et communautaire pour aller vers un nouveau programme qui doit impliquer les municipalités à hauteur de 20% du montant en cause, ce sont de gros investissements », explique-t-elle.

D’autres dossiers sur le plan national

Côté national, Véronique Hivon a laissé entendre qu’elle s’est engagée à avoir davantage de places en CPE. « Ça n’a aucun sens. Le gouvernement n’a pas réalisé l’urgence de la situation et a placé tous ses œufs dans les maternelles 4 ans. »

En justice, l’hécatombe dans les palais de justice fait en sorte que des personnes sont remises en liberté, faute d’avoir du personnel pour tenir une audience. « Ça n’a aucun sens dans une société comme la nôtre. C’est quelque chose que je surveille de près. »

Elle a aussi fait ressortir qu’aucune des 21 demandes que le premier ministre François Legault avait dit qu’il obtiendrait du gouvernement canadien ne s’est concrétisée.

« Il n’a pas réussi à rapatrier les pouvoirs en culture et en immigration, d’avoir un rapport unique d’impôt ainsi que les transferts en santé, de même que l’abolition du poste de lieutenant-gouverneur. »

Pour ce qui est du dossier du Tribunal en matière de violences sexuelles et conjugales, elle s’enthousiasme de voir que les projets-pilotes se mettent en branle. Elle espère que les ressources seront au rendez-vous et que ce projet ne sera pas un « écran de fumée ».

Enfin, pour celui de l’aide médicale à mourir, qui n’a pu être adopté avant la fin de la session parlementaire, elle n’a pas caché sa déception, mais tenait à envoyer un message d’espoir aux citoyens.

« Que je sois à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Assemblée nationale, je vais continuer à être totalement solidaire de ce combat. Si je dois retourner comme témoin en commission parlementaire, j’y retournerai », conclut-elle, ajoutant qu’il vaut mieux avoir un bon projet de loi où les médecins se sentiront à l’aise de le faire et des familles se sentant protégées que de se lancer peine perdue dans une telle aventure.

Le mot de la fin de la députée est adressé aux citoyens de Joliette.

Véronique Hivon