Véronique Hivon: « Je ne me suis jamais sentie aussi utile »

Véronique Hivon, députée de Joliette, a effectué son bilan de fin de session. Les derniers mois ont été d’une grande intensité et elle ne s’est jamais sentie aussi utile.

Elle et son équipe ont traité des centaines de demandes sept sur sept. Au début, c’était surtout les acteurs du milieu culturel qui ont cogné à sa porte pour demander de l’aide. Puis, il y a eu les travailleurs qui perdaient leur emploi. Ensuite, il y a eu les inquiétudes des proches des personnes hébergées en CHSLD ou en résidence. Il y a aussi eu des gens malades qui ne savaient pas comment se faire dépister.

Une famille a interpellé Mme Hivon car ils étaient incapables d’aller récupérer l’orthèse-prothèse de leur enfant. Celle-ci était restée à l’école.

Elle a aussi aidé des organismes comme les Auberges du coeur à s’équiper de roulottes pour être en mesure d’héberger l’ensemble de leur clientèle tout en favorisant la distanciation.

Une personne prestataire de l’aide sociale s’est aussi présentée à elle. L’aide sociale persistait à demander à cette personne des billets du médecin pour prouver qu’elle avait toujours des contraintes à l’emploi. Or, les médecins étaient à ce moment-là complètement débordées et cette personne était incapable d’obtenir un rendez-vous. Suite à l’intervention de Mme Hivon, une directive a été envoyée à travers tout le Québec pour que les fonctionnaires soient plus flexibles avec la bureaucratie habituellement exigée.

Elle a aussi aidé des proches aidants qui voulaient rendre visite à une personne en fin de vie. Elle a souligné l’abolition du délai de prescription pour les poursuites au civil pour les victimes d’abus sexuel ainsi que le dossier des congés de maternité pour les élues.

Elle espère toutefois qu’un bilan très honnête de ce qui s’est passé dans les CHSLD soit fait ainsi que de l’improvisation en éducation. Elle espère qu’en cas de deuxième vague, on sera mieux préparés, et surtout qu’il n’y ait plus de mouvement de personnel d’un établissement de santé à un autre.

À propos des gens qui ne respectent pas les consignes sanitaires, elle mise sur l’éducation, la sensibilisation et surtout des directives claires de la part du gouvernement. Elle dénonce certaines contradictions de la part du gouvernement et aurait aimé qu’on rende le masque obligatoire dans les transports en commun dès le début mai. On lui aurait donné toutes de sortes de raisons peu pertinentes pour ne pas le rendre obligatoire.