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Conduite avec les capacités affaiblies | Un Lanaudois retrouve sa liberté
Image d'illustration de Dépositphotos. Un Lanaudois condamné à passer 18 mois en prison pour avoir tué une policière alors qu’il était en état d’ébriété à bord d’un VTT aura finalement retrouvé sa liberté après seulement trois mois.
« Vous feriez preuve d’empathie à l’égard de l’entourage de la victime et exprimez des regrets perçus comme sincères. Vous seriez toujours habité par un sentiment de culpabilité. De l’avis de la professionnelle, le fait que vous aurez à vivre avec les conséquences de vos gestes pour le reste de votre vie a un effet encore plus dissuasif que l’incarcération. Vous vous efforcez d’être une meilleure personne et auriez fait des changements positifs dans votre vie », a expliqué la Commission québécoise des libérations conditionnelles (CQLC) dans un examen du dossier.
La décision CQLC a révélé que les intervenants affectés au dossier du Lanaudois de 32 ans ont tous été en faveur d’une sortie anticipée malgré ses agissements ayant causé la mort d’Audrey Marois-Guité en 2022.
Cette situation ayant mené au drame a commencé alors que la victime a rejoint M. Lajeunesse et sa conjointe dans une ZEC. C’est une fois sur place que le trio a décidé de faire un tour en VTT. Toutefois l’homme avait consommé avant cette sortie. L’événement fatidique a eu lieu alors que M. Lajeunesse se serait retourné vers Mme Marois-Guité pour mieux l’entendre alors qu’ils prenaient une courbe à bord d’un bolide. Une perte de contrôle a suivi et la victime a subi un gros impact à la tête, en plus de perdre conscience. Elle a été transportée à l’hôpital, mais son décès a été constaté la nuit suivante.
La Commission a noté que l’homme était confus et avait démontré une absence de remords à l’arrivée des secours. Il a été arrêté alors que son alcoolémie dépassait la limite permise. Elle a aussi noté que M. Lajeunesse a montré des efforts pour devenir une meilleure personne, en plus de considérer l’événement comme un cas isolé. Le risque de récidive semble faible, selon l’entité.
Le trentenaire souhaite réintégrer son emploi, et ce, tout en faisant de la sensibilisation sur la conduite avec les facultés affaiblies.
Sa liberté est assortie de plusieurs conditions. Il devra ainsi rester sobre, ne pourra prendre le volant que dans certains lieux et devra utiliser un antidémarreur éthylométrique. Il devra aussi trouver un travail tandis que des séances de thérapie lui sont imposées.