La santé et la sécurité au travail au premier plan

Fabrice Samedy | 19 octobre 2026 | 15:58
Courtoisie du Conseil central de Lanaudière – CSN

C’est sous le thème La santé et la sécurité du travail, ce n’est pas un jeu que la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a lancé lundi sa Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail.

Par conséquent, des activités de sensibilisation et de mobilisation se dérouleront partout au Québec du 18 au 24 octobre afin de rappeler l’importance de la prévention dans les milieux de travail.

Le Conseil Central de Lanaudière organisera pour sa part des activités de sensibilisation comme des kiosques et des diners-causeries.

Les deux organisations ont profité du lancement pour dénoncer une exclusion qui touche majoritairement des secteurs à prédominance féminine.

« La santé et la sécurité du travail ne doivent jamais être considérées comme un coût ou une formalité administrative. Chaque travailleuse et chaque travailleur a le droit de rentrer chez soi en santé, et en vie. Il est incompréhensible qu’on ait retiré des outils essentiels de prévention à des secteurs aussi névralgiques avant même d’en avoir évalué les effets », ont affirmé la présidente de la CSN, Caroline Senneville ainsi que Patricia Rivest, présidente du Conseil Central de Lanaudière.

Une contestation judiciaire de la CSN est en cours dans le but d’obtenir les mêmes protections pour les travailleurs.

Les deux entités ont également dévoilé une inquiétude concernant la judiciarisation croissante du régime.

« Lorsqu’une personne blessée ou malade doit multiplier les démarches pour faire reconnaître ses droits, c’est tout le régime qui est remis en question. Trop souvent, les mécanismes de contestation sont utilisés à l’encontre des victimes plutôt que pour les accompagner », a ajouté Mme Rivest.

Un gel d’embauche ayant un impact sur les services de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a aussi été décrié.

« Comment s’assurer que les activités d’inspection, l’accompagnement des travailleurs accidentés et la prévention soient optimaux si on retire la capacité d’agir à la CNESST ? Tout cela dans un contexte où les besoins sont grandissants, où les risques se complexifient et où plusieurs catégories de travailleuses et de travailleurs demeurent particulièrement vulnérables, notamment les travailleurs étrangers temporaires. Il faut donner à la CNESST les moyens de remplir pleinement sa mission », a conclu Mme Rivest.