Extradition de Jean-François Malo : le Joliettain multiplie les recours pour ne pas avoir à revenir au Québec

Jessica Potsou | 21 octobre 2026 | 13:52

L’ex-promoteur immobilier joliettain Jean-François Malo entend poursuivre les recours pour éviter le pénitencier.

C’est ce qu’a mentionné le fugitif en entrevue avec La Presse alors que la Cour de cassation de France, le plus haut tribunal en Martinique, a rejeté son appel visant à arrêter son extradition.

Malo, qui a été condamné à 5 ans de prison pour avoir commandité un attentat sur un avocat, affirme qu’il sera poignardé s’il est envoyé à la prison de Donnacona. 

Rappelons que le Joliettain a fui le pays l’an dernier tout juste avant le prononcé de sa sentence. Il a été retrouvé, à la fin décembre, en Martinique, alors qu’il se déplaçait sous une fausse identité vénézuélienne.

Jean-François Malo estime qu’il pourrait faire prolonger le processus d’extradition de trois à cinq ans en multipliant les recours judiciaires.

L’ex-promoteur a indiqué qu’il reviendrait au Québec si on lui accordait une protection policière spéciale.

« J’aurais aimé mieux voir ma famille et mes enfants, regardez… Je privilégierais une situation où je pourrais avoir une protection quelconque, que ça soit la GRC, que ce soit la SQ… », a-t-il dit à La Presse.

Il a d’ailleurs affirmé que de toute façon, il ne peut pas quitter la Martinique par lui-même puisqu’il n’a plus de passeport.

« À moins d’avoir ce que je demande, on n’est pas près de se revoir, puis j’espère qu’on ne se reverra jamais. Ou, en tout cas, si tu veux venir prendre un rhum coca, ça va me faire plaisir, mais je ne pense pas que ça va être au Ritz à Montréal », a-t-il conclu lors de son entrevue téléphonique avec le quotidien montréalais.