Bilan d’ARMOTETAN | 30 jours pour découvrir les réalités autochtones

Fabrice Samedy | 30 octobre 2026 | 14:50
Crédit: Benoit Dupont

Le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière a dressé le bilan d’ARMOTETAN — 30 jours pour se parler, une initiative déployée du 22 septembre au 22 octobre.

Cette initiative du Centre d’amitié autochtone de Lanaudière (CAAL) a été séparée en quatre rendez-vous.

Tout d’abord, ARMOTETAN s’est ouvert avec un théâtre-forum présenté le 22 septembre. C’est à travers des scènes inspirées de situations du quotidien que le public a été invité à réfléchir aux préjugés, aux stéréotypes et aux incompréhensions pouvant influencer les relations entre personnes autochtones et allochtones. Les spectateurs ont eu la possibilité de réagir, questionner et proposer d’autres façons d’agir.

Puis, la vigile pour souligner le sixième anniversaire du décès de Joyce Echaquan a été célébrée le 28 septembre.

Ensuite, les arts visuels ont été mis en vedette avec le dévoilement de la murale intitulée Kiwetinok [Nord], au Musée d’art de Joliette. Cette œuvre a été réalisée par Meky Ottawa au terme d’une démarche artistique qui fait rayonner les perspectives autochtones dans l’espace public. Elle invite également la population à découvrir les histoires, les cultures et les visions du monde qui les accompagnent.

Le tout s’est terminé le 22 octobre avec un rendez-vous consacré à l’identité, à la résistance et à la bispiritualité. Ce panel animé par Xavier Watso a été présenté dans une formule 5 à 7 au Musée d’art de Joliette. Il a permis de placer les perspectives autochtones au cœur d’une conversation sur les identités, la résistance et la bispiritualité.

« On parle souvent des réalités autochtones sans nécessairement prendre le temps d’écouter les personnes qui les vivent. Avec le Panel Armotetan, nous voulions donner toute la place à ces voix, à leurs histoires et à leurs façons de voir le monde. Parler d’identité, de résistance et de bispiritualité, c’est aussi reconnaître la diversité de nos parcours et l’importance pour chacun de pouvoir vivre pleinement qui il est », a conclu Jennifer Brazeau, directrice générale du Centre d’amitié autochtone de Lanaudière.