Une Lanaudoise déplore le décès de sa fille après une chirurgie en Turquie
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Une mère lanaudoise vit difficilement le décès de sa fille survenu en mars dernier quelques heures après qu’elle ait subi une chirurgie esthétique en Turquie.
Sonia Chagnon, de Saint-Lin-Laurentides, envisagerait même les recours judiciaires alors qu’elle estime qu’il y a eu un manque de supervision postopératoire, a rapporté le Journal de Montréal.
« Tout ce que je fais, c’est de consulter l’intelligence artificielle en lui soumettant les rapports pour essayer de comprendre », a mentionné en entrevue avec le quotidien la mère de Jessika Chagnon Gailloux.
La Saint-Linoise de 34 ans est décédée le 6 mars dernier alors qu’elle avait subi une abdominoplastie et un lifting mammaire quelques heures plus tôt.
Selon sa mère, elle a été victime de négligence. En effet, alors qu’elle faisait de l’anémie, la jeune femme a mentionné à répétition qu’elle ne se sentait pas bien, et ce jusqu’à ce qu’elle suffoque, a raconté Sonia Chagnon.
« Ce qui ne me rentre pas dans la tête, c’est qu’elle n’avait pas de moniteur cardiaque. Elle venait quand même de se faire ouvrir en deux. Et elle n’avait pas non plus de tensiomètre pour mesurer l’oxygène dans le sang. À mon avis, si elle avait eu ça, ils auraient pu la sauver », a-t-elle précisé.
L’autopsie visuelle et toxicologique n’ayant pas été concluantes, le centre médico-légal d’Istanbul a repris le dossier. Sonia Chagnon a également souligné que, d’après un rapport de police, la personne responsable de la surveillance postopératoire de sa fille semblait intoxiquée.
Mme Chagnon attend le rapport final de l’Institut médico-légal d’Istanbul afin de décider si elle poursuivra la clinique ou pas.
« Si c’est de la négligence, vont-ils l’assumer ? Si le rapport indique qu’il y a eu faute, c’est certain que je fonce dans le tas », a-t-elle déclaré au Journal de Montréal.