La Sûreté du Québec arrête trois fabricants de faux documents

La Presse Canadienne | 17 février 2026 | 15:21
The Quebec provincial police badge is seen during an operation in Vaudreuil-Dorion, Que., on Wednesday, Sept. 17, 2025. THE CANADIAN PRESS/Christopher Katsarov

La Sûreté de Québec a procédé mardi à trois arrestations en lien avec un réseau sophistiqué de fabrication de faux documents, dont des pièces d’identité et de cartes de crédit, que des agents avaient démantelé l’année dernière.

La division des crimes économiques de la police provinciale a indiqué que 2 hommes âgés de 34 et 42 ans ont été arrêtés à Repentigny et à Laval et font face à des accusations de production de faux documents et possession de renseignements identificateurs sur d’autres personnes. 

Plus tard mardi, la police a annoncé qu’un troisième homme, âgé de 27 ans, avait été arrêté à Montréal.

Ces arrestations font suite à une perquisition effectuée en mars 2025 par la police provinciale dans un laboratoire clandestin de fabrication de documents sur la rue Chabanel, à Montréal.

Dans une entrevue mardi, la sergente Valérie Beauchamp a déclaré que les faux documents provenant du laboratoire étaient d’«une qualité très élevée, ce qui rend la détection particulièrement difficile sans utiliser d’équipements spécialisés».

«C’est quand même impressionnant de voir la qualité de ces faux documents», a-t-elle dit.

Lors de la perquisition policière de 2025, les agents ont saisi des permis de conduire, des cartes de résidence canadienne, des cartes d’assurance maladie du Québec, des cartes de débit et de crédit, ainsi que des cartes d’assurance sociale. Certains des documents d’identité étaient étrangers, notamment britanniques.

La police provinciale a indiqué que 2400 identités ont été volées pour créer de faux documents. À ce jour, la police provinciale a envoyé des lettres à 1900 personnes pour les avertir du vol de leurs informations.

En mars dernier, la police a également saisi plusieurs équipements, notamment des machines à embosser, des poinçonneuses, une graveuse laser, des imprimantes spécialisées et une plastifieuse. Elle a également trouvé des boîtes remplies de cartes vierges.

«Près de 1000 documents falsifiés et des équipements sophistiqués utilisés pour la fabrication de faux avaient été saisis», a rapporté Mme Beauchamp.

Selon la police, les faux documents étaient vendus à un prix entre 250 $ et 300 $ chacun, généralement livrés dans un délai de 24 à 48 heures.

Si la Sûreté du Québec a commencé son enquête il y a un an, Mme Beauchamp a indiqué que le principal suspect dans cette affaire était actif depuis 2019.

Les trois hommes devaient comparaître virtuellement mardi au palais de justice de Joliette.