Moyen de pression : Les usagers de soins à domicile appelés à se plaindre

Fabrice Samedy | 4 juin 2026 | 13:23
Image d'illustration de Dépositphotos.

Les usagers des services à domicile et leurs proches sont invités par le Comité des usagers du Sud de Lanaudière à transmettre une plainte au Commissaire aux plaintes et à la qualité des services du CISSS de Lanaudière dans le but de documenter les impacts depuis la transition des services vers un nouveau fournisseur.

L’instigateur de ce moyen de pression a précisé que les plaintes doivent être transmises par courriel et demande également à être ajouté en copie conforme des lettres.

Le Comité a indiqué que les personnes qui ont besoin d’aide pour comprendre leurs droits, préparer leurs notes ou pour structurer la plainte peuvent communiquer avec l’organisation au 450 654-7229, poste 361010. Par ailleurs, un modèle de lettre peut être fourni aux personnes souhaitant structurer leur démarche.

La mobilisation a comme objectif de faire reconnaître les enjeux de qualité, de stabilité, de continuité et de respect des droits des usagers. L’organisation responsable de cet appel a laissé savoir que le tout est d’autant plus important, car Santé Québec a affirmé que la transition s’est bien déroulée. Toutefois, les informations reçues par le Comité indiquent plutôt des inquiétudes, de l’instabilité et des impacts ressentis sur le terrain.

« Depuis des semaines, des usagers, des proches et des intervenantes nous disent qu’ils sont inquiets. La mobilisation existe déjà. Le temps est venu de la concrétiser par des plaintes formelles, documentées et transmises au bon endroit. Ce n’est surtout pas le moment d’abandonner : c’est le moment de faire compter chaque situation vécue », a conclu Louise Henrichon, présidente du Comité des usagers du Sud de Lanaudière.

Le Comité des usagers du sud de Lanaudière n’en est pas à sa première sortie à l’endroit de Santé Québec alors qu’il avait demandé des actions urgentes en mars dernier. Cette demande avait été réclamée afin d’éviter une « fragilisation des services de soutien à domicile » à cause d’un appel d’offres jugé mal préparé. La structure avait indiqué à l’époque que cette situation toucherait plus de 400 usagers dans le sud de la région.