Plusieurs maires s’unissent pour interpeller le gouvernement sur l’état du transport collectif
(Photo d'illustration par Depositphotos) Les 21 maires et mairesses de la couronne Nord de Montréal ont effectué lundi une sortie devant les bureaux du ministère des Transports pour envoyer un message concernant l’état du transport collectif.
Ce regroupement avait pour but de véhiculer un message clair au prochain gouvernement : le transport collectif ne suit pas la croissance des municipalités.
Une publication diffusée sur Facebook laisse savoir que la couronne Nord « connaît la plus forte croissance démographique dans la communauté métropolitaine « , mais que « son réseau de transport collectif fait du surplace ».
Il est à noter que ce groupe de contestation comprend les maires de Saint-Sulpice, L’Assomption, Mascouche, Charlemagne, Terrebonne et Repentigny.
Les demandes sont les suivantes :
- Reconnaître que les déplacements ne se font plus seulement vers Montréal, mais aussi entre les villes de la couronne Nord;
- Développer les services de transport collectif partout sur le territoire;
- Considérer le transport collectif comme un investissement essentiel pour la qualité de vie, l’économie et l’attractivité de la couronne Nord;
- Donner une réelle voix aux municipalités dans les décisions qui concernent leur territoire;
- Prioriser les liens est-ouest pour mieux connecter nos villes, nos écoles, nos emplois et nos services;
- Revoir le financement afin qu’il soit prévisible, équitable et adapté à la croissance démographique.
Plusieurs maires dans la région de Lanaudière ont livré un témoignage par rapport à ce problème.
Tout d’abord, le maire de la Ville de Repentigny, Nicolas Dufour, a indiqué que la situation actuelle résulte d’une expansion démographique entamée il y a plusieurs années, mais que les service ne sont pas en mesure de suivre.
Le maire de Charlemagne, Normand Grenier, est pour sa part d’avis que « les enjeux de transport collectif doivent être abordés dans une perspective plus large pour l’ensemble de la couronne nord « . Il ajoute que le tout doit se faire « en tenant compte des réalités propres à chacune de nos municipalités. Nous devons travailler ensemble pour obtenir une offre de transport efficace, équitable et adaptée à nos citoyens « .
Les difficultés au niveau du transport collectif ont aussi une répercussion sur les habitudes de la population étudiante alors que le maire de L’Assomption, Sébastien Nadeau, a dévoilé que seulement 20% des étudiants du Cégep utilisent le service. Le magistrat a ajouté que ce désistement des étudiants par rapport au transport en commun est notamment expliqué par un manque de flexibilité. La notion de la durée des trajets en autobus, par rapport à celui en auto a aussi été mentionnée.
Monsieur Nadeau a aussi mentionné que plusieurs plaintes ont été formulées par des citoyens en raison de la fréquence de passage des autobus.