Gestion des matières dangereuses résiduelles | La MRC Les Moulins demande du changement

Fabrice Samedy | 20 mai 2026 | 14:35
Courtoisie de la MRC Les Moulins.

La MRC Les Moulins a ouvertement critiqué la gestion des matières dangereuses, en plus de se joindre aux MRC de la Couronne Nord dans le dépôt d’un mémoire demandant une gouvernance structurée, équitable et tournée vers l’avenir.

Avec ce mémoire, la MRC Les Moulins a dénoncé la gestion des matières dangereuses qui dépasse largement les considérations techniques et qui s’impose comme enjeu fondamental sur plusieurs fronts, tel que l’aménagement du territoire. Il a aussi été expliqué que les effets se font sentir de manière inégale selon les territoires.

« Les choix métropolitains de gestion des matières dangereuses produisent des impacts durables sur nos communautés. Il est essentiel que ces décisions reposent sur une vision intégrée, transparente et équitable, respectueuse des réalités territoriales », a exprimé Mathieu Traversy, préfet de la MRC Les Moulins et maire de Terrebonne.

De plus, les modalités en ce qui a trait à la prise de décision ont aussi été critiquées puisque, selon la MRC, elles reposent sur une approche fragmentée. L’organisation avance que cette approche a comme conséquence de limiter la capacité d’anticipation collective, et ce, en plus de nuire à la cohérence de la planification.

Le mémoire déposé a mis en lumière une réalité où la concentration de certaines activités, dont celles liées à l’élimination des matières dangereuses, amène des pressions environnementales et sociales grandissantes sur certains territoires, plus particulièrement dans la Couronne Nord.

Les critiques ainsi que la publication du mémoire surviennent dans le cadre des consultations publiques de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) sur la gestion des matières dangereuses résiduelles (MDR), des sols contaminés et des matières préoccupantes.

Une liste de dix recommandations a été pensée pour une gouvernance plus responsable :

  • La mise en place d’un observatoire métropolitain des matières dangereuses, intégrant un indice de pression environnementale territoriale ;
  • L’accélération de la réduction à la source, appuyée par des cibles territorialisées;
  • Le développement de symbioses industrielles à l’échelle des territoires, favorisant l’économie circulaire;
  • Un encadrement strict du recours à l’élimination, conditionné à l’absence démontrée d’alternatives viables;
  • L’instauration d’une redevance à l’élimination avec redistribution vers les territoires d’accueil.