Climat malsain | Une étude écorche la municipalité de Saint-Calixte
Image d'illustration de Dépositphotos. La Municipalité de Saint-Calixte a fait l’objet, à sa demande, d’une étude de la firme de ressources humaines Altifa concernant des allégations d’un climat malsain au sein des murs de l’Hôtel de Ville.
Arsenal Média a obtenu le document à la suite d’une demande en vertu de la Loi d’accès à l’information. Puisqu’il s’agit de renseignements nominatifs, plusieurs passages du document ont été caviardés.
La firme a eu le double mandat de faire un diagnostic organisationnel portant sur le climat de travail, et ce, à la suite de dénonciations de la part d’employées. Altifa a aussi eu la responsabilité d’enquêter sur des allégations de violence psychologique.
Le rapport a mis en lumière des enjeux organisationnels, dont un conflit important entre une personne qui a été gardée anonyme et le directeur général, Mathieu-Charles Leblanc. Ce conflit impliquant deux acteurs importants de l’administration municipale aurait eu des répercussions « significatives » sur le climat de travail.
Il est à noter que le conseil municipal a été avisé le 11 avril 2025 par le plaignant dans cette histoire qu’il se retirait de ses fonctions pour une absence maladie. Toutefois, plusieurs membres du personnel-cadre ont également quitté leurs fonctions de façon temporaire ou définitive à la suite de cet arrêt maladie pour des raisons psychologiques.
Une lettre du plaignant adressée au conseil municipal précise qu’« il subsiste un climat malsain à l’intérieur des murs de l’Hôtel de Ville ». Ce message fait notamment la mention «d’une chasse aux sorcières, des attaques envers le plaignant et son intégrité, de l’entrave à ces fonctions, de l’intimidation répétée et de l’acharnement envers son intégrité et celle de son administration.
Une plainte auprès de la CNESST pour harcèlement psychologique au travail a été déposée par le plaignant, le 15 juin 2025. La plainte serait fondée sur des propos, des comportements répétés d’ingérence, d’intimidation et d’entrave administrative. Le rapport mentionne que » ces interventions visaient à influencer les décisions administratives, à imposer sa présence ou sa volonté dans des processus relevant exclusivement de l’autorité gestionnaire ». Ces actions auraient « eu pour effet d’isoler la direction générale, de compromettre son autonomie professionnelle, de porter atteinte à sa dignité et de créer un climat de travail hostile, instable et anxiogène « .
Quatre allégations sont ressorties de ce rapport :
- Pressions du mis en cause sur les gestionnaires et tentative d’influencer le processus décisionnel dans un processus de sélection d’une préposée aux loisirs.
- Pression, entrave et ingérence pour participer aux négociations des conventions collectives.
- Pression et intimidation dans la gestion du dossier du contrat de la gestion des matières résiduelles (GMR).
- Une chasse aux sorcières du mis en cause envers le plaignant.
La dernière allégation fait également état de huit événements survenus de la mi-décembre 2024 et pendant l’année suivante.
Un montant total de 87 543.02$ a été facturé à la Municipalité de Saint-Calixte dans le cadre de cette enquête.
La Municipalité de Saint-Calixte n’a pas donné suite à notre demande pour des commentaires.