Climat malsain | Une étude écorche la municipalité de Saint-Calixte

Fabrice Samedy | 22 juillet 2026 | 08:38
Image d'illustration de Dépositphotos.

La Municipalité de Saint-Calixte a fait l’objet, à sa demande, d’une étude de la firme de ressources humaines Altifa concernant des allégations d’un climat malsain au sein des murs de l’Hôtel de Ville.

Arsenal Média a obtenu le document à la suite d’une demande en vertu de la Loi d’accès à l’information. Puisqu’il s’agit de renseignements nominatifs, plusieurs passages du document ont été caviardés.

La firme a eu le double mandat de faire un diagnostic organisationnel portant sur le climat de travail, et ce, à la suite de dénonciations de la part d’employées. Altifa a aussi eu la responsabilité d’enquêter sur des allégations de violence psychologique.

Le rapport a mis en lumière des enjeux organisationnels, dont un conflit important entre une personne qui a été gardée anonyme et le directeur général, Mathieu-Charles Leblanc. Ce conflit impliquant deux acteurs importants de l’administration municipale aurait eu des répercussions « significatives » sur le climat de travail.

Il est à noter que le conseil municipal a été avisé le 11 avril 2025 par le plaignant dans cette histoire qu’il se retirait de ses fonctions pour une absence maladie. Toutefois, plusieurs membres du personnel-cadre ont également quitté leurs fonctions de façon temporaire ou définitive à la suite de cet arrêt maladie pour des raisons psychologiques.

Une lettre du plaignant adressée au conseil municipal précise qu’« il subsiste un climat malsain à l’intérieur des murs de l’Hôtel de Ville ». Ce message fait notamment la mention «d’une chasse aux sorcières, des attaques envers le plaignant et son intégrité, de l’entrave à ces fonctions, de l’intimidation répétée et de l’acharnement envers son intégrité et celle de son administration.

Une plainte auprès de la CNESST pour harcèlement psychologique au travail a été déposée par le plaignant, le 15 juin 2025. La plainte serait fondée sur des propos, des comportements répétés d’ingérence, d’intimidation et d’entrave administrative. Le rapport mentionne que  » ces interventions visaient à influencer les décisions administratives, à imposer sa présence ou sa volonté dans des processus relevant exclusivement de l’autorité gestionnaire ». Ces actions auraient « eu pour effet d’isoler la direction générale, de compromettre son autonomie professionnelle, de porter atteinte à sa dignité et de créer un climat de travail hostile, instable et anxiogène « .

Quatre allégations sont ressorties de ce rapport :

  1. Pressions du mis en cause sur les gestionnaires et tentative d’influencer le processus décisionnel dans un processus de sélection d’une préposée aux loisirs.
  2. Pression, entrave et ingérence pour participer aux négociations des conventions collectives.
  3. Pression et intimidation dans la gestion du dossier du contrat de la gestion des matières résiduelles (GMR).
  4. Une chasse aux sorcières du mis en cause envers le plaignant.

La dernière allégation fait également état de huit événements survenus de la mi-décembre 2024 et pendant l’année suivante.

Un montant total de 87 543.02$ a été facturé à la Municipalité de Saint-Calixte dans le cadre de cette enquête.

La Municipalité de Saint-Calixte n’a pas donné suite à notre demande pour des commentaires.